Développement du quartier ouest années 1860 (≈ 1860)
Création par le promoteur Alexis Godillot.
1884
Construction de la villa
Construction de la villa 1884 (≈ 1884)
Réalisée par Pierre Chapoulart comme résidence et agence.
1er septembre 1999
Inscription aux Monuments historiques
Inscription aux Monuments historiques 1er septembre 1999 (≈ 1999)
Protection des façades, toitures et clôtures sur rue.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades, toitures et clôture sur rue (cad. A 5143) : inscription par arrêté du 1er septembre 1999
Personnages clés
Pierre Chapoulart - Architecte et propriétaire
Conçoit la villa en 1884 comme résidence.
Alexis Godillot - Promoteur immobilier
Développe le quartier ouest d'Hyères.
Origine et histoire de la Villa Tunisienne
La villa tunisienne est une villa privée située à Hyères, dans le département du Var, construite en 1884 par l'architecte Pierre Chapoulart. Ce dernier en fit sa résidence personnelle ainsi que son agence. L'édifice, représentatif du style néo-mauresque, se distingue par ses arcs outrepassés, ses merlons et ses décors polychromes, typiques des conventions stylistiques de l'époque. Les façades, la toiture et les clôtures sur rue, conservées dans leur état d'origine, sont inscrites aux Monuments historiques depuis 1999.
La villa s'inscrit dans le développement urbanistique d'Hyères comme station climatique et touristique au XIXe siècle. Le quartier ouest de la ville, promu par Alexis Godillot à partir des années 1860, voit l'émergence de plusieurs constructions signées Chapoulart, dont trois villas orientalistes. Bien que l'extérieur de la Villa Tunisienne ait été préservé, son intérieur a perdu ses aménagements d'origine. L'édifice illustre ainsi l'engouement de l'époque pour l'exotisme architectural, mêlant influences maghrébines et techniques locales comme le ciment moulé ou les carreaux de faïence.
La villa partage des similitudes stylistiques avec la Villa Mauresque, autre réalisation de Chapoulart à Hyères la même année. Son atrium central, initialement à ciel ouvert, organisait les pièces de réception à l'étage. L'inscription partielle aux Monuments historiques en 1999 (façades, toitures et clôtures) souligne sa valeur patrimoniale, tout en reflétant les transformations subies par les espaces intérieurs au fil du temps.