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Villa Vurpillot à Dijon en Côte-d'or

Villa Vurpillot

    18 Bis Rue Charles Brifaut
    21000 Dijon
Propriété privée
Crédit photo : François de Dijon - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1928
Construction de la villa
9 octobre 2007
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La villa en totalité, le mur de clôture sur rue et ses portails, les deux abris de jardin (cad. HI 172) : inscription par arrêté du 9 octobre 2007

Personnages clés

Alexandre Fournier - Architecte Concepteur de la villa en 1928.
Jean Vurpillot - Commanditaire Administrateur de la manufacture Terrot.
Louis Barillet - Maître-verrier Auteur présumé des vitraux.
Robert Mallet-Stevens - Architecte influent Inspiration stylistique majeure.

Origine et histoire

La villa Vurpillot, située 18 rue Charles-Brifaut à Dijon (Côte-d’Or), fut construite en 1928 par l’architecte Alexandre Fournier pour Jean Vurpillot, administrateur de la manufacture Terrot. Son style Art Déco, marqué par des volumes géométriques et des contrastes de matières, reflète l’influence de Robert Mallet-Stevens, notamment dans les vitraux attribués à Louis Barillet, collaborateur de ce dernier. L’édifice se distingue par son ossature en béton armé, ses baies vitrées orientées sud, et un atelier éclairé par le nord prolongé d’une terrasse.

La villa, avec son mur de clôture et ses abris de jardin, fut inscrite aux monuments historiques par arrêté du 9 octobre 2007. Ses détails techniques, comme l’isolation par vide d’air ou les volets encastrés, témoignent d’une ingéniosité constructive rare pour l’époque. Le porche surélevé, surmonté d’un auvent en porte-à-faux, et la frise de palmettes en mosaïque soulignent une recherche esthétique poussée, proche des réalisations de Mallet-Stevens comme la villa Noailles.

Commanditée par Jean Vurpillot, figure de l’industrie dijonnaise (manufacture Terrot), la villa incarne le luxe discret des résidences bourgeoises des années 1920. Son permis de construire, délivré en 1928, coïncide avec l’apogée de l’Art Déco en France, mouvement artistique prônant modernité et élégance géométrique. Les vitraux, combinant verre et miroirs, rappellent les créations de Barillet pour Mallet-Stevens, renforçant le lien entre ces acteurs majeurs de l’architecture d’avant-garde.

Aujourd’hui, la villa Vurpillot reste un exemple remarquable du patrimoine dijonnais, alliant innovation technique et raffinement décoratif. Son inscription au titre des monuments historiques garantit la préservation de ce témoignage architectural, où se croisent influences industrielles (Terrot) et artistiques (Mallet-Stevens, Barillet).

Liens externes