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Ville close de Concarneau dans le Finistère

Patrimoine classé
Patrimoine urbain
Ville close
Finistère

Ville close de Concarneau

    1-31 Rue Théophile Louarn
    29900 Concarneau
Ville close de Concarneau
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Ville close de Concarneau
Crédit photo : Julien1978 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Xe siècle
Fondation du prieuré
1285
Première enceinte en pierre
1342-1373
Occupation anglaise
milieu XVe siècle
Reconstruction des remparts
1680
Visite de Vauban
1694
Fin des travaux de Vauban
1899 et 1913
Classement Monument historique
2014
Monument préféré des Bretons
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Remparts : classement par arrêté du 27 février 1899 ; Remparts de la ville close comprenant la tour 4 (ou du Gouverneur) et la tour 5 (ou du Major) , quant à leur extérieur seulement ; courtines adjacentes et fermant les terrains et bâtiments affectés au Service de la Guerre, à savoir la partie du front 4-12 attenant à la tour 4, le front 4-5, la partie du front 5-6 attenant à la tour 5 ; poterne d'accès dans le front 4-5 : classement par arrêté du 20 août 1913

Personnages clés

Jean II de Bretagne - Duc de Bretagne Ordonna la première enceinte en 1285.
Olivier Du Guesclin - Chef militaire Reprit la ville aux Anglais en 1373.
Pierre II de Bretagne - Duc de Bretagne Reconstruisit les remparts au XVe siècle.
Anne de Bretagne - Duchesse de Bretagne Fit ériger le Fer à Cheval.
Vauban - Ingénieur militaire Modernisa les fortifications en 1680.
Louis de Lézonnet - Gouverneur de Concarneau Commanda la défense sous Henri IV.

Origine et histoire

La Ville close de Concarneau est une cité fortifiée des XVe et XVIIe siècles, édifiée sur un îlot rocheux au large de la ville actuelle. Elle constitue le noyau historique de Concarneau, autour duquel la ville moderne s'est développée. Ses origines remontent au Haut Moyen Âge, lorsque l’îlot, alors nommé Conq, abritait un prieuré dépendant de l’abbaye de Landévennec. Les premières fortifications en bois, destinées à protéger ce monastère, furent progressivement remplacées par des murs en pierre à partir du XIIIe siècle.

Au XVe siècle, sous l’impulsion du duc Pierre II de Bretagne, les remparts furent entièrement reconstruits pour s’adapter aux progrès de l’artillerie. La cité devint un enjeu stratégique lors des conflits entre Anglais et Français, notamment pendant la guerre de Succession de Bretagne (1342-1373). Occupée à plusieurs reprises, elle fut reprise par Olivier Du Guesclin en 1373 pour le compte du roi de France. Au XVIe siècle, pendant les guerres de Religion, Concarneau fut brièvement prise par les protestants en 1576 avant d’être reprise par les habitants des paroisses voisines.

Au XVIIe siècle, Vauban visita le site en 1680 et ordonna des modifications majeures pour moderniser les défenses : suppression des toits des tours pour y installer des plateformes d’artillerie, construction de deux tours supplémentaires près de la porte du Passage, et creusement d’un fossé. Les remparts, longs de 980 mètres, furent conçus pour résister aux assauts et protéger le port, alors simple vasière abritant les chaloupes de pêcheurs. La cité, qui abritait une garnison et une population de pêcheurs, devint un centre économique grâce à la pêche à la sardine, exportée vers les grands ports français.

Après la Révolution, la Ville close perdit son rôle militaire et devint un quartier populaire, tandis que la ville s’étendait hors des murs. Au XIXe siècle, l’industrialisation transforma l’économie locale avec l’apparition des conserveries de sardines et de thon. Le patrimoine architectural, incluant remparts, tours, et églises, fut partiellement préservé malgré les destructions et reconstructions successives. Classée Monument historique en 1899 et 1913, la Ville close fit l’objet de campagnes de restauration à partir des années 1980, notamment pour stabiliser les tours et les courtines.

Parmi les éléments remarquables, on compte neuf tours (dont la tour du Gouverneur, la tour du Fer à Cheval, et la tour du Maure), trois portes principales (Porte au Vin, Porte du Passage, Porte des Larrons), ainsi que des bâtiments civils comme la chapelle de la Trinité ou le Musée de la pêche. La fontaine au crocodile, érigée en 1856, et le puits à dôme du château de Keriolet, remonté au XXe siècle, ajoutent à la diversité patrimoniale du site. En 2014, la Ville close fut élue monument préféré des Bretons, soulignant son importance culturelle et historique.

Liens externes