Frise chronologique
12 septembre 1901
Découverte des œuvres
Découverte des œuvres
12 septembre 1901 (≈ 1901)
Par Peyrony, Capitan et Breuil, quatre jours après les Combarelles.
1902
Classement monument historique
Classement monument historique
1902 (≈ 1902)
Protection officielle dès l’année suivant sa découverte.
1979
Inscription UNESCO
Inscription UNESCO
1979 (≈ 1979)
Parmi les sites préhistoriques de la vallée de la Vézère.
2013
Limitation des visiteurs
Limitation des visiteurs
2013 (≈ 2013)
Plafond fixé à 78 personnes par jour.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Denis Peyrony - Préhistorien et fouilleur |
Codécouvreur de la grotte en 1901. |
| Henri Breuil - Préhistorien et élève de Capitan |
Participa à la découverte et aux fouilles. |
| Louis Capitan - Médecin et préhistorien |
Codécouvreur avec Peyrony et Breuil. |
| Armand Pomarel - Fouilleur local |
Signala la grotte aux préhistoriens. |
Origine et histoire
La grotte de Font-de-Gaume, située dans la vallée de la Vézère en Dordogne, est l’une des dernières grottes ornées majeures de France encore ouvertes au public. Ses parois abritent plus de 200 gravures et peintures magdaléniennes, dont des représentations polychromes d’animaux (aurochs, bisons, mammouths, chevaux) et des signes géométriques. Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1979, elle se distingue par son état de conservation stable, bien que moins préservé que celui de Lascaux ou Altamira.
La grotte fut découverte le 12 septembre 1901 par Denis Peyrony, Louis Capitan et Henri Breuil, seulement quatre jours après celle des Combarelles. Déjà connue des locaux, elle servait même de terrain de jeu aux enfants, ce qui explique la présence de graffitis sur certaines œuvres. Dès 1902, elle fut classée monument historique, et des fouilles y révélèrent des vestiges lithiques attribués principalement au Châtelperronien et à l’Aurignacien, plus rarement au Moustérien ou au Magdalénien.
Creusée dans un massif calcaire du Crétacé supérieur, la grotte s’étend sur 125 mètres de long, avec une largeur de deux à trois mètres et une hauteur allant jusqu’à huit mètres. Les premières figurations apparaissent après une étroiture appelée le Rubicon, qui a limité les circulations d’air et favorisé la conservation partielle des œuvres. Les pigments noirs et rouges, appliqués par tamponnage ou soufflage, forment des scènes comme celle de deux rennes affrontés, interprétée comme une possible parade sexuelle.
Gérée par le Centre des monuments nationaux, la grotte accueille aujourd’hui 78 visiteurs par jour (contre 2 000 autrefois), un seuil calculé pour préserver son équilibre thermique. Les visites, organisées par groupes de treize personnes, permettent d’admirer un art pariétal comparable à celui d’Arcy-sur-Cure ou de Lascaux, tout en soulignant les défis de sa conservation face à l’érosion et aux variations climatiques.
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Ouverture : Horaires, jours et tarifs sur le site des monuments nationaux ci-dessus