Frise chronologique
Fin XVIIe siècle
Début de l'utilisation comme refuge
Début de l'utilisation comme refuge
Fin XVIIe siècle (≈ 1795)
Refuge pour populations locales et Camisards.
1823
Premières explorations organisées
Premières explorations organisées
1823 (≈ 1823)
Expéditions de Nicod et Gallière sur trois jours.
1889
Découverte d'une espèce de coléoptère
Découverte d'une espèce de coléoptère
1889 (≈ 1889)
Travaux de Maget et Mignaud en entomologie.
1899
Première description spéléologique
Première description spéléologique
1899 (≈ 1899)
Publication par Félix Mazauric dans la *Société Spéléologique de France*.
1920
Publication du plan des galeries
Publication du plan des galeries
1920 (≈ 1920)
Paru dans la revue *Spelunca*.
1945
Découverte du Nouveau Trabuc
Découverte du Nouveau Trabuc
1945 (≈ 1945)
Par Georges Vaucher et ses fils.
1952
Début des visites touristiques
Début des visites touristiques
1952 (≈ 1952)
Ouverture au public via l’entrée naturelle.
1974
Aménagements touristiques
Aménagements touristiques
1974 (≈ 1974)
Création de l’entrée artificielle actuelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Nicod et Gallière - Explorateurs pionniers |
Organisèrent les premières expéditions en 1823. |
| V. Maget et G. Mignaud - Entomologistes |
Découvrirent une espèce de coléoptère en 1889. |
| Félix Mazauric - Spéléologue et collaborateur de Martel |
Publia la première description en 1899. |
| Georges Vaucher - Explorateur et aménageur |
Découvrit le Nouveau Trabuc en 1945. |
Origine et histoire
La grotte de Trabuc, située dans le nord du département du Gard sur la commune de Mialet, est connue depuis l’Antiquité mais a surtout servi de refuge à partir de la fin du XVIIe siècle. Elle doit son nom au « trabuc », un tromblon utilisé par des bandits qui s’y cachaient au XIXe siècle. Pendant la guerre des Cévennes, les Camisards y trouvèrent également asile. Son exploration systématique commença en 1823 avec Nicod et Gallière, qui organisèrent des expéditions de trois jours sous terre.
En 1889, les entomologistes V. Maget et G. Mignaud y découvrirent une espèce rare de coléoptère, Bathysciola linderi subsp. mialetensis. Félix Mazauric, collaborateur d’Édouard-Alfred Martel, publia une description détaillée de la grotte en 1899, suivie d’un plan des galeries en 1920. En 1945, Georges Vaucher et ses fils découvrirent le « Nouveau Trabuc », ouvrant la voie aux premières visites touristiques en 1952, avec des aménagements ajoutés en 1974.
La grotte est célèbre pour ses « cent mille soldats », des concrétions calcaires uniques au monde, dont l’origine reste mystérieuse. Contrairement aux stalagmites classiques, aucune trace d’eau n’est observée à cet endroit, et les théories biologiques (bactéries ou champignons) n’ont pas été confirmées. Cette formation évoque les soldats en terre cuite du mausolée de l’empereur Qin, d’où son surnom.
L’entrée touristique actuelle est artificielle, tandis que l’entrée naturelle, appelée « estrangladou », était utilisée autrefois. La cavité s’étend sur 10 500 mètres de développement, avec une dénivellation de 215 mètres, et se forme au contact de dolomies hettangiennes et de calcaire sinémurien (Lias).
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Ouverture : Conditions de visites sur le site officiel ci-dessus