Frise chronologique
1897
Première exploration de Coufin
Première exploration de Coufin
1897 (≈ 1897)
Oscar Decombaz explore jusqu’à la voûte mouillante.
1943
Découverte de la Cathédrale
Découverte de la Cathédrale
1943 (≈ 1943)
Pénelon, Bourgin, Sage et Gaché atteignent ce secteur.
1949
Désamorçage de la voûte mouillante
Désamorçage de la voûte mouillante
1949 (≈ 1949)
Accès au Gruyère par Pénelon et Sage.
1966
Jonction Coufin-Chevaline
Jonction Coufin-Chevaline
1966 (≈ 1966)
Réseaux connectés par des clubs spéléos.
1999
Proposition UNESCO rejetée
Proposition UNESCO rejetée
1999 (≈ 1999)
Dossier retiré en 2007 après avis UICN.
2014
Label Qualité Tourisme
Label Qualité Tourisme
2014 (≈ 2014)
Reconnaissance officielle du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Oscar Decombaz - Explorateur spéléologue |
Premières explorations en 1897. |
| Roger Pénelon - Spéléologue |
Désamorçage 1949, explorations multiples. |
| Louis Sage - Spéléologue |
Collaboration avec Pénelon en 1949. |
| André Bourgin - Spéléologue |
Exploration de la Cathédrale en 1943. |
Origine et histoire
La grotte de Choranche, aussi appelée grotte de Coufin-Chevaline, se situe dans le parc naturel régional du Vercors, au pied des falaises de Presles, dans les gorges de la Bourne. Accessible depuis Grenoble via l’autoroute A49 ou des routes locales, elle est marquée par un cirque naturel impressionnant. En 2014, elle a obtenu la marque « Qualité tourisme », soulignant son importance patrimoniale et touristique.
La formation des grottes résulte de l’érosion karstique, avec des galeries fossiles surmontant des réseaux actifs traversés par la rivière souterraine la Serpentine. Celle-ci alimente des gours, un lac souterrain, et une cascade émergent dans le cirque de Choranche. La grotte abrite aussi des spéléothèmes remarquables, dont des fistuleuses de calcite atteignant 3 mètres de long.
L’exploration spéléologique a marqué l’histoire du site. En 1897, Oscar Decombaz explore la grotte Coufin jusqu’à la voûte mouillante, désamorcée en 1949 par Roger Pénelon et Louis Sage, permettant l’accès au Gruyère. En 1943, Pénelon, Bourgin, Sage et Gaché atteignent la Cathédrale dans la grotte Chevaline. La jonction entre les deux cavités est réalisée en 1966 par des clubs spéléos, révélant un réseau de 32 301 mètres en 2009.
La grotte joue un rôle écologique unique en abritant le protée anguillard, une salamandre aveugle des Balkans, introduite dans le cadre d’un projet de conservation. Ce site, avec 23 autres grottes du Sud de la France, a été proposé en 1999 pour une inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO, avant d’être retiré en 2007 après un avis défavorable de l’UICN.
Les grottes se développent dans des calcaires urgoniens, avec des réseaux actifs au contact des marnes hauteriviennes. Leur étude a fait l’objet de publications scientifiques, comme celles de Lignier (2012) sur la dynamique sédimentaire ou d’Oyhançabal (2003) sur la diffluence karstique.
Enfin, le site est un lieu majeur pour la spéléologie française, documenté par des vidéos et des ouvrages spécialisés, comme Spéléo sportive dans le Vercors (Caillault et al., 1997). Son accès et sa préservation en font un enjeu à la fois scientifique, touristique et environnemental.
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Ouverture : Conditions de visites sur le site officiel ci-dessus