Frise chronologique
1889
Première exploration par Martel
Première exploration par Martel
1889 (≈ 1889)
Découverte de la rivière souterraine par Édouard-Alfred Martel.
1898
Ouverture au public
Ouverture au public
1898 (≈ 1898)
Aménagement touristique et premières visites payantes.
1948
Plongée pionnière de Lavaur
Plongée pionnière de Lavaur
1948 (≈ 1948)
Première exploration en scaphandre à l’exsurgence Saint-Georges.
1996
Traversée intégrale Finou-Padirac
Traversée intégrale Finou-Padirac
1996 (≈ 1996)
Bernard Gauche relie les exsurgences au gouffre.
2014
Nouvelle traversée historique
Nouvelle traversée historique
2014 (≈ 2014)
Clément Chaput parcourt 20 km entre Montvalent et Padirac.
2015
Découverte du réseau des Ayrals
Découverte du réseau des Ayrals
2015 (≈ 2015)
Nouvel affluent relié à la rivière de Padirac.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Édouard-Alfred Martel - Spéléologue et explorateur |
Découvreur de la rivière souterraine en 1889. |
| Guy de Lavaur - Spéléologue et plongeur |
Pionnier des explorations post-Martel et plongées. |
| Georges Beamish - Mécène et entrepreneur |
Financeur des premières explorations et aménagements. |
| Bernard Gauche - Plongeur spéléologue |
Auteur de la traversée Finou-Padirac en 1996. |
| Armand Viré - Archéologue et aménageur |
Responsable des premiers travaux touristiques (1897-1898). |
| Jean Lesur - Spéléologue et coordinateur |
Organisateur des expéditions scientifiques modernes. |
Origine et histoire
Le gouffre de Padirac, situé dans le département du Lot en région Occitanie, est une cavité naturelle d’une dimension exceptionnelle, avec un diamètre d’environ 35 mètres et une profondeur de 103 mètres. Il constitue l’entrée monumentale d’un vaste réseau karstique de plus de 58 kilomètres, exploré et cartographié en 2025. Ce site géologique s’est formé il y a 1 à 2 millions d’années, lorsque des circulations d’eau ont creusé les calcaires jurassiques du causse de Gramat, créant des galeries et une rivière souterraine qui s’écoule vers la Dordogne. Aujourd’hui, ce gouffre est un fleuron du tourisme souterrain, classé deuxième cavité la plus visitée d’Europe après celle de Postojna en Slovénie.
La formation du gouffre remonte à une période postérieure à celle des galeries, probablement il y a plusieurs dizaines ou centaines de milliers d’années. À l’origine, il s’agissait d’une salle souterraine fermée dont le plafond s’est effondré sous l’effet de l’érosion, notamment lors de périodes climatiques périglaciaires. Les légendes locales évoquent des récits christianisés, comme celui de saint Pierre ou saint Martin affrontant le diable, ou encore la cache d’un trésor anglais à la fin de la guerre de Cent Ans. Historiquement, le site a servi de refuge pendant les conflits, comme en témoignent des vestiges datant des XIVe et XVIe siècles.
L’exploration scientifique du gouffre débute en 1889 avec Édouard-Alfred Martel, qui découvre la rivière souterraine et cartographie 2 750 mètres de galeries. Ses expéditions, financées par le mécène Georges Beamish, permettent d’aménager le site pour le tourisme dès 1898. Au XXe siècle, des spéléologues comme Guy de Lavaur et Robert de Joly repoussent les limites du réseau, tandis que des plongées sous-marines, comme celle de Bernard Gauche en 1996, établissent des connexions avec les exsurgences de la Dordogne. Aujourd’hui, le gouffre attire plus de 500 000 visiteurs annuels, offrant une visite combinant escalier métallique, barques et sentiers aménagés.
Le gouffre de Padirac est également marqué par des anecdotes, comme la découverte en 1867 du corps d’une jeune fille assassinée, ou l’extraction de salpêtre en 1595. Son exploitation touristique, initiée à la fin du XIXe siècle, inclut des innovations comme l’éclairage électrique (1900) et des ascenseurs (années 1930). Classé parmi les plus longues cavités naturelles de France, le site reste un objet d’études géologiques et archéologiques, avec des découvertes récentes comme le réseau des Ayrals, relié en 2015.
Les explorations modernes, coordonnées par la Fédération française de spéléologie, ont révélé des gisements paléontologiques (os de mammouth, outils préhistoriques) et des défis techniques, comme la traversée de siphons profonds. En 2014, Clément Chaput réalise une traversée souterraine de 20 km entre la fontaine Saint-Georges et Padirac, marquant l’aboutissement de décennies de recherches. Le site, géré par une société privée depuis 1996, allie préservation scientifique et attractivité touristique, avec un chiffre d’affaires dépassant 4,9 millions d’euros en 2017.
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Ouverture : Horaires, jours et tarifs sur le site officiel ci-dessus