Frise chronologique
1926-1928
Étude par Alphonse Donnadieu
Étude par Alphonse Donnadieu
1926-1928 (≈ 1927)
Publication dans l’Institut des fouilles de Provence.
23 mai 1939
Classement monument historique
Classement monument historique
23 mai 1939 (≈ 1939)
Protection officielle des restes du vivier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les restes du vivier maritime : classement par arrêté du 23 mai 1939
Personnages clés
| Alphonse Donnadieu - Archéologue |
A étudié le vivier en 1926-1928. |
Origine et histoire
Le vivier maritime de la Gaillarde est un vestige gallo-romain situé dans une anse naturelle de Roquebrune-sur-Argens, dans le département du Var. Ce monument, classé depuis 1939, témoigne de l’occupation romaine en Provence et de l’économie locale antique. Il se compose de trois bassins inégaux, séparés par des murets, où l’eau de mer était régulée par des vannes pour piéger les poissons.
Contrairement aux viviers d’agrément ou de stockage pour la consommation directe, ce site était dédié à la fabrication de garum, une sauce fermentée à base de poisson comparable au nuoc-mâm. Une citerne voisine servait au stockage de cette production. L’éloignement du vivier des villas romaines (la plus proche se trouve à 500 mètres) s’explique par les odeurs nauséabondes dégagées lors de la fabrication.
Accessible par la route départementale RD559 (ancienne RN98), le vivier se situe dans le quartier des Issambres, au niveau de l’anse de la Gaillarde. Sa structure, longue de 20 mètres et large de 5 à 12 mètres, illustre une technique de pêche artisanale typique de l’époque. Les fouilles et études, comme celles d’Alphonse Donnadieu en 1926-1928, ont permis de documenter son usage et son importance dans le commerce local.
Classé monument historique par arrêté du 23 mai 1939, le vivier de la Gaillarde est l’un des rares exemples conservés de ce type d’installation en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Son état actuel et sa localisation approximative (précision évaluée à 5/10) en font un site à la fois archéologique et pédagogique, bien que peu connu du grand public.