Construction de la voie Antiquité (période gallo-romaine) (≈ 212)
Route taillée dans le schiste, ornières parallèles.
6 décembre 1978
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 6 décembre 1978 (≈ 1978)
Protection de la portion près de Coudoulous.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Voie romaine (portion) , près de Goudoulous (cad. B 156, 157) : inscription par arrêté du 6 décembre 1978
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique.
Origine et histoire de la Voie romaine
La voie romaine de Coudouloux, située près du Collet-de-Dèze en Lozère, est un vestige antique taillé dans le schiste, caractérisé par deux ornières parallèles profondes et trois inscriptions anthroponymiques gravées dans la roche. Inscrite aux monuments historiques en 1978, cette route reliait la plaine du Languedoc au Gévaudan, jouant un rôle clé dans le transport de minerais (fer, argent, plomb), de bois, de céréales et de sel. Son tracé complexe et son usure extrême suggèrent une utilisation intensive malgré l'absence d'agglomérations majeures à proximité.
Les ornières, espacées de 1,45 m, pourraient avoir été initialement aménagées comme rainures pour guider les charrois lourds et éviter les dérapages sur le schiste glissant, surtout par temps humide. La présence de gradins côté montagne indique plusieurs niveaux de construction, attestant d'une très haute antiquité. Les morceaux de quartz dans les ornières, peu usés, renforcent l'hypothèse d'une route conçue pour un trafic spécialisé, peut-être commercial ou minier, essentiel à l'économie régionale.
Le site, connu aussi sous le nom de voie de Coudoulous, traverse les lieux-dits Costenas et lou Castelas, en contrebas de la route départementale 35. Il rejoint au col de la Croix de Berthel la draille du Languedoc, un axe historique menant vers le mont Lozère. Bien que son trafic exact reste mystérieux, son importance stratégique pour les échanges entre le Languedoc et le Gévaudan est attestée par sa construction soignée et sa préservation partielle jusqu'à aujourd'hui.