Première mention du moulin 1491 (≈ 1491)
Actes fondant les droits d’eau pour Baptiste de Ponte.
1690
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle 1690 (≈ 1690)
Fondation sur le domaine du moulin.
années 1960
Dernière extension industrielle
Dernière extension industrielle années 1960 (≈ 1960)
Construction d’une usine moderne.
20 novembre 1998
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 20 novembre 1998 (≈ 1998)
Protection du moulin et de la chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Grand bâtiment rectangulaire enjambant le canal ; chapelle (cad. BD 78) : inscription par arrêté du 20 novembre 1998
Personnages clés
Baptiste de Ponte - Habitant d’Avignon
Associé aux droits d’eau en 1491.
Origine et histoire
Le moulin de Blanchefleur, aussi appelé moulin de Moulin-Neuf, est un ancien moulin à eau initialement dédié au blanchiment des toiles. Situé à Châteauneuf-de-Gadagne, dans le Vaucluse, il est mentionné pour la première fois en 1491 dans des actes relatifs aux droits d’eau pour Baptiste de Ponte, un habitant d’Avignon. Ces documents attestent de la construction de plusieurs moulins dédiés au blanchiment des toiles à cette époque.
Au XVIIe siècle, une chapelle est érigée sur le domaine en 1690, marquant une évolution de l’usage du site. Le moulin, initialement dédié au blanchiment des toiles, se transforme ensuite en moulin à papier, puis en papeterie industrielle. Au XIXe siècle, des bâtiments annexes sont ajoutés, et une dernière extension majeure a lieu dans les années 1960 avec la construction d’une usine de l’autre côté du canal.
Aujourd’hui, seuls deux bâtiments subsistent : le grand bâtiment rectangulaire enjambant la Sorgue, qui conserve des éléments architecturaux d’origine comme des croisées, des portes, un plancher et un escalier en vis, et la chapelle du XVIIe siècle, dont le décor de stuc a été remanié au début du XXe siècle. Le site est inscrit aux monuments historiques depuis le 20 novembre 1998, bien que la chapelle ne soit plus utilisée comme lieu de culte.
Le moulin est alimenté par une branche de la Sorgue, dont le cours a fourni l’énergie nécessaire à son fonctionnement. Situé en périphérie du village de Châteauneuf-de-Gadagne, il illustre l’évolution des techniques artisanales et industrielles dans la région, passant du blanchiment des toiles à la production de papier.