Première mention du prieuré Xe siècle (≈ 1050)
Sous le nom *Saint-Jacques de l'Orme Robert*.
1177-1185
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle 1177-1185 (≈ 1181)
Remplace un oratoire primitif, style roman.
XVe siècle (vers 1454)
Rénovation de la charpente
Rénovation de la charpente XVe siècle (vers 1454) (≈ 1550)
Travaux sur la couverture et structure.
XVIe siècle
Agrandissements Renaissance
Agrandissements Renaissance XVIe siècle (≈ 1650)
Ajout d’un corps de logis et pavillons.
1791
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1791 (≈ 1791)
Transformé en brasserie après la Révolution.
3 juin 1932
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 3 juin 1932 (≈ 1932)
Protection de l’ancienne église prieurale.
1990
Installation des archives municipales
Installation des archives municipales 1990 (≈ 1990)
Chapelle reconvertie en lieu de conservation.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancienne église : inscription par arrêté du 3 juin 1932
Personnages clés
Saint Éloi - Saint patron des orfèvres
Lié à la châsse de saint Martin (tradition).
Henri II d'Angleterre - Roi Plantagenêt
Ordonne le rattachement à Saumur (XIIe s.).
Jehan Gillebert - Orfèvre du roi (XVe s.)
Finance des travaux en 1446.
Origine et histoire
Le prieuré Saint-Éloi, situé à Tours en limite du Vieux-Tours, est un ancien prieuré bénédictin dont la chapelle, unique vestige des bâtiments d’origine, fut construite entre le XIIe et le XVIe siècle. Initialement dédié à saint Jacques sous le nom de prieuré Saint-Jacques de l'Orme Robert, il adopte le vocable de Saint-Éloi au XIIe siècle, en lien avec la tradition attribuant à ce saint la réalisation d’une châsse pour saint Martin vers 650. La chapelle, dépendante du monastère de Saint-Venant, est rattachée à l’abbaye Saint-Florent de Saumur à la demande d’Henri II d’Angleterre. Son architecture mêle une nef romane du XIIe siècle et des ajouts Renaissance, dont un corps de logis flanqué de tourelles au XVIe siècle.
La chapelle, de plan simple avec une nef unique et un chevet plat, est éclairée par des lancettes et un oculus, tandis que des contreforts renforcent ses murs. Au XVe siècle, la charpente est refaite, et au XVIe siècle, des bâtiments adjacents au style sobre, intégrant des éléments Renaissance comme des pilastres, sont ajoutés. Ces modifications successives, marquées par une ornements discrète, préservent une harmonie d’ensemble malgré les transformations. Le prieuré, vendu comme bien national en 1791, est ensuite transformé en brasserie avant d’accueillir, depuis 1990, les archives historiques de la ville de Tours.
Le site, inscrit à l’inventaire des monuments historiques en 1932, témoigne de l’évolution architecturale et fonctionnelle des édifices religieux en Touraine. Les caves et souterrains découverts lors de travaux rappellent son implantation ancienne, à plus de 1,5 km des zones urbanisées lors de sa fondation. Aujourd’hui, la chapelle est accessible lors des Journées du patrimoine, où son histoire et son rôle actuel de conservation archivistique sont présentés au public.
Selon les sources, le prieuré est mentionné dès le Xe siècle, mais sa chapelle actuelle remplace un oratoire primitif entre 1177 et 1185. Les archives municipales y sont installées après un projet lancé en 1986, marquant une reconversion patrimoniale typique des monuments historiques français. Les visites organisées mettent en valeur son architecture hybride, entre héritage médiéval et influences Renaissance, ainsi que son usage contemporain de lieu de mémoire urbaine.
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Devenir actuel
Il éberge depuis 1990 la section historique des archives municipales de Tours.
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