Origine et histoire
Le zoo de La Palmyre a été fondé en 1966 par Claude Caillé, passionné d'animaux après avoir travaillé dans un petit parc zoologique familial en Limousin. Avant son ouverture officielle, Caillé a débuté en 1957 avec un zoo ambulant itinérant dans les écoles françaises, puis a capturé des animaux en Afrique (gorilles, chimpanzés, zèbres) lors de plusieurs expéditions au Cameroun et au Kenya dans les années 1960. Ces voyages, bien que semés d'échecs initiaux (animaux perdus, problèmes logistiques), ont permis d'acquérir les premiers pensionnaires du parc.
Le zoo a ouvert ses portes en juin 1966 sur 3 hectares avec 60 animaux, attirant dès sa première saison 129 500 visiteurs. Son succès rapide a permis des agrandissements successifs : enclos des girafes (1975), singerie (1980), plaine africaine (1992), et espace des grands singes (2009). Des événements marquants ont jalonné son histoire, comme la naissance du premier gorille en captivité en France (1978), l'incendie de la forêt de la Coubre (1976) nécessitant l'évacuation des animaux, ou la création d'un nocturama pour chauves-souris (1995).
Engagé dans la conservation, le zoo participe depuis ses débuts à des programmes européens pour espèces menacées (EEP), comme ceux pour les gorilles, éléphants d'Asie ou oryx algazelles. Il a joué un rôle clé dans des réintroductions, comme celle de tamarins-lions dorés au Brésil (1992) ou d'oryx en Tunisie (1999). En 2006, il a contribué à une campagne de sauvegarde des rhinocéros. La gestion familiale a perduré, avec Patrick Caillé (fils du fondateur) prenant la présidence en 2005, suivi par Pierre Caillé (petit-fils).
Le parc a aussi connu des défis, comme la crise du prion chez un guépard (2001), révélant un cas inédit d'ESB chez un non-ruminant, ou les impacts économiques de la pandémie de Covid-19 (2020), avec une chute de 45 % de fréquentation. Malgré cela, il reste un acteur majeur du tourisme régional, attirant plus de 700 000 visiteurs annuels avant 2020. Ses installations modernes, comme le bassin des ours polaires (1996) ou l'espace grands singes (2009), reflètent son évolution vers un modèle axé sur le bien-être animal et la pédagogie.
Aujourd’hui, le zoo s'étend sur 18 hectares et abrite 1 500 animaux de 115 espèces. Il propose des spectacles éducatifs (otaries, perroquets) et des espaces thématiques, comme la plaine africaine ou le vivarium. Membre de l'EAZA et de la WAZA, il collabore avec des universités et des ONG pour des programmes de recherche et de conservation in situ, notamment pour les orangs-outans de Bornéo ou les lémuriens de Madagascar. Son modèle économique repose sur une fréquentation touristique forte, avec un pic estival lié à sa localisation côtière entre Royan et l'île d'Oléron.
L’histoire du zoo est marquée par des anecdotes familiales, comme l’élevage au biberon des bébés animaux dans les premières décennies, ou l’installation de l’animateur Georges de Caunes dans une cage en 1988 et 1990 pour une expérience immersive. Ces éléments illustrent son évolution d’un zoo traditionnel des années 1960 vers une institution scientifique et touristique moderne, tout en restant une entreprise familiale transmise sur trois générations.