Construction des dolmens Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période estimée de leur édification.
1169
Première citation écrite
Première citation écrite 1169 (≈ 1169)
Mentionnés sous *Boscum de Sauziliâ* dans un pouillé.
1882
Étude par Mauffras et Lestrange
Étude par Mauffras et Lestrange 1882 (≈ 1882)
Description détaillée après visite sur place.
2 septembre 1938
Classement monument historique
Classement monument historique 2 septembre 1938 (≈ 1938)
Protection officielle des deux dolmens.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Deux dolmens (cad. C 50) : classement par arrêté du 2 septembre 1938
Personnages clés
Émile Mauffras - Chercheur
A décrit les dolmens en 1882.
Henri de Lestrange - Chercheur
Collaborateur de Mauffras pour l’étude.
Origine et histoire
Les dolmens de la Sauzaie, situés à Soubise dans le département de la Charente-Maritime, datent du Néolithique. À l’origine, trois dolmens de type angoumoisins existaient, mais seuls deux subsistent aujourd’hui. Ils sont cités dès 1169 sous le nom Boscum de Sauziliâ et ont été déplacés lors de la construction de la piste de l’aéroport militaire de Rochefort. Leur état actuel est dégradé, et leur accès est restreint aux personnes autorisées sur la base aérienne 721.
Ces monuments funéraires étaient construits avec des pierres transportées depuis plusieurs kilomètres, en bordure du marais de Brouage. Leur structure comprenait des orthostates imposants, dont l’un, doté d’une échancrure en forme de hublot, servait probablement de dalle de fermeture. La table de couverture monumentale (5 m de long, 1,85 m d’épaisseur) s’est brisée après l’effondrement d’un pilier. Les dolmens étaient distants d’environ 70 mètres l’un de l’autre.
Classés au titre des monuments historiques par arrêté du 2 septembre 1938, ils ont fait l’objet d’études au XIXe siècle, notamment par Émile Mauffras et Henri de Lestrange en 1882. Leur description révèle une chambre sépulcrale de 4 m de long pour 3 m de large, recouverte d’une dalle de 0,50 m d’épaisseur. Le second dolmen, déjà endommagé au début du XIXe siècle, s’ouvrait au sud-ouest et était situé près de l’ancienne route de Saint-Agnant à Moëze.