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Deux dolmens à Soubise en Charente-Maritime

Charente-Maritime

Deux dolmens

    La Sauzaie
    17620 Soubise
Propriété de l'Etat

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
0
1100
1800
1900
2000
Néolithique
Construction des dolmens
1169
Première citation écrite
1882
Étude par Mauffras et Lestrange
2 septembre 1938
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Deux dolmens (cad. C 50) : classement par arrêté du 2 septembre 1938

Personnages clés

Émile Mauffras - Chercheur A décrit les dolmens en 1882.
Henri de Lestrange - Chercheur Collaborateur de Mauffras pour l’étude.

Origine et histoire

Les dolmens de la Sauzaie, situés à Soubise dans le département de la Charente-Maritime, datent du Néolithique. À l’origine, trois dolmens de type angoumoisins existaient, mais seuls deux subsistent aujourd’hui. Ils sont cités dès 1169 sous le nom Boscum de Sauziliâ et ont été déplacés lors de la construction de la piste de l’aéroport militaire de Rochefort. Leur état actuel est dégradé, et leur accès est restreint aux personnes autorisées sur la base aérienne 721.

Ces monuments funéraires étaient construits avec des pierres transportées depuis plusieurs kilomètres, en bordure du marais de Brouage. Leur structure comprenait des orthostates imposants, dont l’un, doté d’une échancrure en forme de hublot, servait probablement de dalle de fermeture. La table de couverture monumentale (5 m de long, 1,85 m d’épaisseur) s’est brisée après l’effondrement d’un pilier. Les dolmens étaient distants d’environ 70 mètres l’un de l’autre.

Classés au titre des monuments historiques par arrêté du 2 septembre 1938, ils ont fait l’objet d’études au XIXe siècle, notamment par Émile Mauffras et Henri de Lestrange en 1882. Leur description révèle une chambre sépulcrale de 4 m de long pour 3 m de large, recouverte d’une dalle de 0,50 m d’épaisseur. Le second dolmen, déjà endommagé au début du XIXe siècle, s’ouvrait au sud-ouest et était situé près de l’ancienne route de Saint-Agnant à Moëze.

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