Crédit photo : Alain Van den Hende - Sous licence Creative Commons
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Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle XIIe siècle (≈ 1250)
Édifice roman dédié à Jean le Baptiste
1464
Installation de la cloche
Installation de la cloche 1464 (≈ 1464)
Cloche toujours présente dans le clocher
1663
Conflit ecclésiastique
Conflit ecclésiastique 1663 (≈ 1663)
Opposition entre l'archevêque et les Antonins
1731
Plantation des tilleuls
Plantation des tilleuls 1731 (≈ 1731)
Arbres plantés par le curé local
18 octobre 1910
Classement monument historique
Classement monument historique 18 octobre 1910 (≈ 1910)
Protection officielle de l'édifice
2016
Fusion communale
Fusion communale 2016 (≈ 2016)
Dionay rattachée à Saint-Antoine-l'Abbaye
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle du cimetière de Saint-Jean-le-Fromental : classement par arrêté du 18 octobre 1910
Personnages clés
Adrenc du Vinais - Seigneur local
Ancien propriétaire de la chapelle
Henry de Villars - Archevêque de Vienne
En conflit avec les Antonins en 1663
Dominique Villars - Botaniste dauphinois
Inspiration du film tourné dans la chapelle
Origine et histoire
La chapelle de Saint-Jean-le-Fromental, située dans le cimetière du hameau éponyme sur le plateau de Chambaran, est un rare exemple d’architecture romane de la fin du XIIe siècle, parfois considérée comme antérieure. Classée monument historique le 18 octobre 1910, elle est dédiée à Jean le Baptiste et compte parmi les plus anciennes chapelles du Dauphiné. Son clocher abrite une cloche datée de 1464, tandis que deux tilleuls, plantés en 1731 par le curé local, ornent son parvis. À l’intérieur, des peintures murales ont été redécouvertes après une restauration récente.
Propriété successive du seigneur Adrenc du Vinais (Vinay), des moines de Montmajour, puis des Antonins jusqu’à la Révolution française, la chapelle fut au cœur de conflits ecclésiastiques. En 1663, l’archevêque de Vienne Henry de Villars s’opposa à l’abbé des Antonins pour sa possession. Aujourd’hui, elle appartient à la commune de Saint-Antoine-l'Abbaye et s’inscrit dans un paysage rural marqué par des pâturages et des haies, face au massif du Vercors.
La chapelle, accessible lors des Journées européennes du patrimoine, est aussi un lieu de mémoire cinématographique : elle apparaît dans Les Herbes magiques (2023) de Michel Barbier, évoquant la vie du botaniste Dominique Villars, natif du Dauphiné. Une association locale œuvre pour sa préservation, organisant des réunions dans l’ancienne mairie de Dionay, commune absorbée en 2016 par Saint-Antoine-l'Abbaye.
Son emplacement, entre Luzinay et Dionay, en fait une étape sur une variante du GR 65, chemin de pèlerinage reliant Gillonnay à La Roche-de-Glun. Le mur extérieur du chœur abrite un cadran solaire, tandis que son isolement sur le rebord du plateau de Chambaran renforce son caractère pittoresque et historique.
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