Fondation de l'abbaye de Thiron 1109 (≈ 1109)
Abbaye bénédictine dont dépendra le prieuré
1147
Première mention du prieuré
Première mention du prieuré 1147 (≈ 1147)
Attestation historique la plus ancienne
4e quart XIIIe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle 4e quart XIIIe siècle (≈ 1387)
Édifice roman initial
XVe siècle
Restauration de la chapelle
Restauration de la chapelle XVe siècle (≈ 1550)
Charpente refaite, modifications gothiques
1789-1799
Disparition du prieuré
Disparition du prieuré 1789-1799 (≈ 1794)
Vente comme bien national
4 novembre 1983
Classement monument historique
Classement monument historique 4 novembre 1983 (≈ 1983)
Protection de la chapelle
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle (cad. ZD 80) : inscription par arrêté du 4 novembre 1983
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité dans les sources
Les textes ne mentionnent aucun acteur spécifique
Origine et histoire
Le prieuré de la Magdeleine de Réno, situé à 1 km à l’ouest de Saint-Victor-de-Réno (commune de Longny les Villages, Orne), fut initialement un prieuré de l’ordre de Grandmont avant de relever, avant la Révolution, de l’abbaye bénédictine de Thiron, fondée en 1109. Mentionné dès 1147, il disparut lors des ventes des biens nationaux sous la Révolution, ses terres et bâtiments étant alors dispersés. La chapelle, cœur du prieuré, fut préservée.
La chapelle, édifiée au 4e quart du XIIIe siècle et restaurée au XVe siècle, présente une nef simple et un chœur à abside ronde. De l’époque romane subsistent le porche occidental, des fenêtres nord et des traces de baies sur l’abside. La charpente du XVe siècle, refaite avec poinçons et entraits apparents, témoigne des transformations médiévales. Classée monument historique en 1983, elle incarne l’héritage architectural grandmontain et bénédictin de la région.
Le prieuré illustre l’histoire monastique normande, liée aux ordres religieux majeurs du Moyen Âge. Son rattachement successif aux Grandmontains puis aux Bénédictins de Thiron reflète les évolutions spirituelles et politiques de la Normandie, entre influence locale et réseaux abbatiaux. La disparition du prieuré à la Révolution marque, comme pour beaucoup d’établissements religieux, la rupture brutale avec l’Ancien Régime.