Transmission du fief Avant 1380 (≈ 1380)
Passage des Bretteville aux Fourmy par mariage.
Limite XVe-XVIe siècle
Construction du manoir
Construction du manoir Limite XVe-XVIe siècle (≈ 1650)
Édification du corps de logis et tours.
Début XVIIe siècle
Remplacement de l’escalier
Remplacement de l’escalier Début XVIIe siècle (≈ 1704)
Escalier à vis remplacé par escalier central.
XVIIIe siècle
Aménagements intérieurs
Aménagements intérieurs XVIIIe siècle (≈ 1850)
Ajout de parquets, cheminées et lambris.
26 mars 2002
Protection monument historique
Protection monument historique 26 mars 2002 (≈ 2002)
Inscription des façades, toitures et éléments intérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures, l'escalier, les quatre cheminées (trois au premier étage et une au deuxième étage) (cad. C 262) : inscription par arrêté du 26 mars 2002
Personnages clés
Guillemette (ou Gillette) de Bretteville - Héritière du fief
Épouse Thomas Fourmy avant 1380.
Thomas Fourmy - Nouveau seigneur par alliance
Acquiert le fief via son mariage.
Origine et histoire
Le manoir d'Hubertant est un édifice des XVe, XVIe et XVIIIe siècles situé dans l’ancienne commune de Saint-Louet-sur-Lozon, aujourd’hui intégrée à Marigny-Le-Lozon (Manche, Normandie). Ce domaine se compose d’un double porche d’entrée (charretier et piétonnier), d’une ferme, de communs et d’un corps de logis du XVIe siècle, flanqué de deux tours circulaires percées de neuf bouches à feu. Les baies à meneaux en bois, leurs volets intérieurs et vitraux d’origine sont encore visibles, tandis que l’escalier à vis d’origine a été remplacé au XVIIe siècle par un escalier central à balustres.
Avant 1380, le fief appartenait à la famille de Bretteville, puis passa aux Fourmy par le mariage de Guillemette (ou Gillette) de Bretteville avec Thomas Fourmy. Le manoir actuel fut construit à la charnière des XVe et XVIe siècles. Des aménagements intérieurs (parquets, cheminées, lambris) furent ajoutés au XVIIIe siècle, reflétant l’évolution des goûts et du confort aristocratique. Les façades, toitures, l’escalier et quatre cheminées sont protégés depuis 2002 au titre des monuments historiques.
Le site illustre l’architecture défensive et résidentielle de la Renaissance normande, mêlant éléments médiévaux (tours, bouches à feu) et adaptations ultérieures. Son porche double, typique des ensembles manoraux, souligne son importance dans l’organisation seigneuriale locale. Les transformations des XVIIe et XVIIIe siècles témoignent de son occupation continue par des familles nobles, bien que leurs noms postérieurs à 1380 ne soient pas précisés dans les sources.
Aujourd’hui, le manoir se dresse rue du Manoir à Lozon, au sein de la commune nouvelle de Marigny-Le-Lozon. Son état de conservation et ses éléments d’origine (vitraux, meneaux, cheminées) en font un exemple remarquable du patrimoine rural normand, ouvert à des usages contemporains (visites, événements) non détaillés dans les sources disponibles.
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