Inscription monument historique 20 août 2009 (≈ 2009)
Protection partielle du site archéologique.
31 mai 2012
Classement complet
Classement complet 31 mai 2012 (≈ 2012)
Extension de la protection à l’ensemble.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le site archéologique, à l'exclusion des parties classées, situé sur les parcelles de Beaulieu ZH 1, 3 à 13 ; AE 113 à 115 et de Charbonnier-les-Mines ZA 33 à 35, 39, 42 à 51, 73, 74 76, 86, 93, 99, 101 ; ZB 22, 122 : inscription par arrêté du 20 août 2009 - En totalité, les parcelles suivantes et les vestiges qu'elles contiennent : ZH 6, sur la commune de Beaulieu ; ZA 47, 50, 101, sur la commune de Charbonnier-les-Mines, cf plan annexé à l'arrêté : classement par arrêté du 31 mai 2012
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique nommé.
Origine et histoire
Le site archéologique de la Croix de la Pierre, situé entre Charbonnier-les-Mines et Beaulieu dans le Puy-de-Dôme, est un ensemble gallo-romain remarquable. Inscrit monument historique en 2009 puis classé en 2012, il témoigne d’une occupation ancienne, avec des vestiges connus depuis le XIVe siècle. Deux voies romaines, appelées « Chemin du Roi » et « Chemin français », reliaient des cités majeures comme Clermont-Ferrand (Augustonemetum) à Rodez (Segodunum) ou Saint-Paulien (Revessio).
Le site se distingue par sa composition complète : un fanum à double cella, une voie romaine de 700 mètres, et une agglomération avec des bâtiments organisés de part et d’autre de cette voie. Ces éléments suggèrent une fonction de relais routier (mansio ou mutatio) le long de l’axe Clermont-Ferrand - Saint-Paulien. Les fouilles ont révélé un mobilier abondant, dont une intaille représentant le dieu Pan, des monnaies (Tibère, Néron, Vespasien, Lucius Verus, Alexandre Sévère), et des objets comme des cachets d’oculistes ou une statuette de Mercure.
Les découvertes archéologiques, souvent liées aux travaux viticoles, incluent des fondations d’habitations, une urne funéraire et un vase lacrymatoire (1905), ainsi que des monnaies et tessons mis au jour dès le XIXe siècle. Ces vestiges illustrent l’importance économique et religieuse du site, marqué par une occupation durable et des échanges commerciaux. Le fanum, seul édifice public identifié, renforce l’hypothèse d’un lieu de culte et de rassemblement.
Le site, partiellement protégé depuis 2009 et entièrement classé en 2012, couvre des parcelles réparties sur les deux communes. Sa préservation permet d’étudier l’urbanisme gallo-romain en Auvergne, ainsi que les dynamiques routières et culturelles de l’époque. Les recherches récentes, comme celles de Florian Baret ou Bertrand Dousteyssier, soulignent son rôle dans le réseau des agglomérations secondaires du Massif Central.
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