Construction de l'ensemble milieu XVIIIe siècle (≈ 1850)
Logis daté de 1756, grange ovalaire érigée
25 janvier 1996
Classement monument historique
Classement monument historique 25 janvier 1996 (≈ 1996)
Protection de l'ensemble et des sols
octobre 1999
Acquisition publique
Acquisition publique octobre 1999 (≈ 1999)
Rachat par la communauté de communes
2018
Restauration du toit
Restauration du toit 2018 (≈ 2018)
Retour au chaume d'origine
2024
Sélection Loto du patrimoine
Sélection Loto du patrimoine 2024 (≈ 2024)
Financement de 110 000 € pour le logis
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
2025-2026
Restauration prévue
Restauration prévue 2025-2026 (≈ 2026)
Travaux sur le logis en péril
Patrimoine classé
Ensemble composé de la grange ovale, du logis, de la porcherie et des sols de la parcelle (cad. A 172) : classement par arrêté du 25 janvier 1996
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Sources ne mentionnent aucun acteur historique
Origine et histoire
L’ensemble rural de la Rivière, situé à Saint-Éloy-les-Tuileries en Corrèze (Nouvelle-Aquitaine), est une exploitation agricole du milieu du XVIIIe siècle. Il se distingue par sa grange ovalaire, unique dans la région à avoir retrouvé son toit de chaume d’origine en 2018. Ce type de construction, typique de la jonction Corrèze-Haute-Vienne-Dordogne, était répandu au XIXe siècle, avec plus de 2 000 exemplaires dans un rayon de 50 km. Aujourd’hui, seule une cinquantaine subsiste.
Le site comprend un logis (daté de 1756 par un linteau gravé), une grange, une porcherie, des poulaillers, des clapiers et un four à pain. La grange abritait autrefois une aire à battre, une écurie et un fenil. Classé monument historique en 1996, l’ensemble a été acquis en 1999 par la communauté de communes du Pays de Saint-Yrieix. En 2024, son logis, en péril avancé, a bénéficié d’un financement de 110 000 € via le Loto du patrimoine pour une restauration prévue en 2025-2026.
Les granges ovalaires, hautes d’une dizaine de mètres, étaient traditionnellement couvertes de chaume de seigle. Leur déclin au XXe siècle s’explique par l’abandon de cette technique au profit de la tôle. La restauration de 2018 a permis de retrouver l’aspect d’origine, soulignant l’intérêt ethnologique de ce patrimoine vernaculaire limousin. L’ensemble illustre ainsi les pratiques agricoles et architecturales locales des XVIIIe et XIXe siècles.