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Église Notre-Dame-de-l'Assomption de Chailland en Mayenne

Mayenne

Église Notre-Dame-de-l'Assomption de Chailland

    1 Rue des Baronnies
    65130 Chailland

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1509
Taxe pour réparations
1604
Fondation chapelle Saint-Sauveur
1825
Reconstruction d'un bas-côté
1892
Reconstruction de l'église
1906
Inventaire sans incident
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Eugène Hawke - Architecte A conçu les plans de 1892.
Auguste Alleaume - Maître-verrier A réalisé les vitraux historiés.
Abbé Angot - Historien local A décrit l’harmonie intérieure.
Guy Daubert - Curé fondateur Édifia la chapelle Saint-Sauveur en 1604.
Jourdin - Maître maçon Reconstruisit un bas-côté en 1825.

Origine et histoire

L’église Notre-Dame-de-l’Assomption de Chailland, située en Mayenne, fut entièrement reconstruite en 1892 sur les plans de l’architecte Eugène Hawke, dans un style inspiré du XIIIe siècle. Elle succède à une église romane dont l’emplacement, bien que contraint, fut conservé pour des raisons pratiques. Le bâtiment actuel se distingue par son transept et son chœur éclairés de hautes baies historiées, réalisées par le maître-verrier Auguste Alleaume de Laval. La façade présente une tour en portique ouvert, surmontée d’un oculus zénithal permettant le passage des cloches. À l’intérieur, l’harmonie entre le granit des supports et la pierre blanche des ornements, soulignée par l’Abbé Angot, crée une atmosphère « charmante et pleine d’harmonie ».

L’inventaire de 1906 s’y déroula sans incident, malgré les protestations initiales du curé. L’ancienne église, dédiée à l’Assomption, possédait deux bas-côtés, dont l’un fut reconstruit en 1825 avec une chapelle par le maître maçon Jourdin d’Ernée. Parmi ses éléments historiques, on note la chapelle d’Aubert, desservie à l’autel Sainte-Catherine jusqu’au XVIe siècle, et une chapelle du Saint-Sauveur édifiée en 1604 par le curé Guy Daubert. En 1509, une taxe de 15 livres fut levée sur les habitants pour réparer une croix d’argent et une bannière, et acheter un missel. À la veille de la Révolution, la fabrique de l’église disposait de 400 livres de revenus annuels (1780).

Les vitraux d’Auguste Alleaume, installés dès la reconstruction, ainsi que les traces architecturales des chapelles disparues (comme celle de Sainte-Catherine) témoignent de l’évolution religieuse et artistique du lieu. L’édifice actuel, bien que néo-gothique, perpétue la mémoire des cultes locaux, comme celui du Saint-Sauveur, fondé au XVIIe siècle. Les archives mentionnent également des tensions liées à la gestion des biens ecclésiastiques, illustrées par l’inventaire de 1906 ou les taxes médiévales.

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