Origines médiévales XIIIe siècle (≈ 1350)
Construction du château, tour du Paravis conservée.
1796
Acquisition par François Martin
Acquisition par François Martin 1796 (≈ 1796)
Château acheté pour son fils, Alexandre Martin.
Début XVIIIe siècle
Rénovation par Montcault
Rénovation par Montcault Début XVIIIe siècle (≈ 1804)
Château remanié dans le style des demeures de plaisance.
1901
Achat par la ville de Gray
Achat par la ville de Gray 1901 (≈ 1901)
Devenu bien municipal pour y installer un musée.
1903
Ouverture du musée
Ouverture du musée 1903 (≈ 1903)
Installation dans le château, 14 salons ouverts.
1913
Nomination « musée Baron-Martin »
Nomination « musée Baron-Martin » 1913 (≈ 1913)
Hommage à Alexandre Martin et Edmond Pigalle.
1921
Legs des pastels de Prud’hon
Legs des pastels de Prud’hon 1921 (≈ 1921)
Don d’Edmond Pigalle, petit-fils du baron.
1974
Réhabilitation des sous-sols
Réhabilitation des sous-sols 1974 (≈ 1974)
Espace archéologique créé dans les caves voûtées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Alexandre Martin - Baron et ancien propriétaire
Donne son nom au musée, propriétaire du château.
Edmond Pigalle - Donateur et petit-fils du baron
Lègue les pastels de Prud’hon en 1921.
Pierre-Paul Prud’hon - Peintre néoclassique et préromantique
Réalisa des pastels à Gray (1794-1796).
Jules Maciet - Donateur et ami d’Edmond Pigalle
Offrit des œuvres de Tissot et Aman-Jean.
Georges Bihourd - Donateur et collectionneur
Contribua aux acquisitions de la Belle Époque.
Albert Pomme de Mirimonde - Collectionneur et auteur du catalogue
Legs exposé au Louvre, spécialiste du XVIIIe.
Origine et histoire
Le musée Baron-Martin est le musée d'art et d'histoire de Gray, en Bourgogne-Franche-Comté, installé depuis 1903 dans l’ancien château de la ville. Ce château, d’origine médiévale (XIIIe siècle), fut remanié au XVIIIe siècle par Louis Fabry de Montcault, puis occupé par Louis Stanislas, futur Louis XVIII. Après la Révolution, il devint un bien national avant d’être acquis par François Martin pour son fils, Alexandre Martin, en 1796. Le musée, créé au milieu du XIXe siècle dans l’hôtel de ville, s’y installa définitivement en 1903, grâce à l’achat du château par la ville en 1901.
Le château abrite des collections variées, allant de l’Antiquité à l’époque contemporaine, avec des œuvres majeures comme La Dame à l’ombrelle de Tissot ou des pastels de Prud’hon, réalisés lors de son séjour à Gray en 1794-1796. Ces pastels, léggués par Edmond Pigalle (petit-fils du baron Martin) en 1921, marquent un tournant préromantique dans l’œuvre de l’artiste. Le musée s’enrichit aussi grâce à des dons, comme ceux de la famille Delafontaine (1932) ou d’Albert Pomme de Mirimonde, dont la collection fut exposée au Louvre.
L’édifice, endommagé en 1940, fut restauré et agrandi, notamment en 1913 avec l’aménagement des combles, puis en 1974 avec la réhabilitation des sous-sols pour y installer un espace archéologique. Les caves voûtées, classées monuments historiques, abritent des vestiges locaux, comme un sarcophage de la villa du Creux du Lare. Le musée, labellisé Musée de France, conserve l’atmosphère d’une demeure du XVIIIe siècle, entre boiseries anciennes et parc à l’anglaise.
Trois amis d’enfance, Edmond Pigalle, Jules Maciet et Georges Bihourd, jouèrent un rôle clé dans l’enrichissement des collections, offrant des œuvres de Tissot, Aman-Jean ou Besnard. Leurs dons reflètent l’esprit de la Belle Époque, avec des scènes de théâtres, cafés et parties de cartes. Le musée, dynamisé par des expositions temporaires, reste un lieu de mémoire où se croisent histoire locale, art néoclassique et modernité.
Le château, ancien bien royal lié à Louis XIV et à la reine Jeanne de France, domine la Saône et s’inscrit dans un parc ceint de remparts. Son architecture, mêlant vestiges médiévaux et décors du XVIIIe siècle, en fait un site emblématique de la Haute-Saône, entre patrimoine architectural et collections artistiques d’exception.
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