Construction du corps central 1817 (≈ 1817)
Édification du cœur néo-classique du château.
1830-1840
Ajout des ailes latérales
Ajout des ailes latérales 1830-1840 (≈ 1835)
Agrandissement du château et du parc.
1842-1844
Institut agricole du centre
Institut agricole du centre 1842-1844 (≈ 1843)
Fonction éducative sous André de Bonneval.
26 novembre 1990
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 26 novembre 1990 (≈ 1990)
Protection des façades et parquets marquetés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; parquet en marqueterie au rez-de-chaussée (cad. ZX 10) : inscription par arrêté du 26 novembre 1990
Personnages clés
André de Bonneval (1798–1844) - Propriétaire et agronome
Pionnier des techniques agricoles modernes.
Christian Chalmin - Propriétaire actuel
Éditeur et gardien du patrimoine.
Origine et histoire
Le château de Lafont est un édifice néo-classique construit au début du XIXe siècle, situé au nord-est de Broût-Vernet, dans le département de l’Allier (Auvergne-Rhône-Alpes). Il se distingue par son corps central érigé en 1817, flanqué de deux ailes ajoutées entre 1830 et 1840, le tout intégré dans un jardin à l’anglaise. Quatre pavillons jumeaux (Broût, Saint-Pont, Vichy, Saint-Didier) marquent les entrées du domaine, tandis que sa façade, ordonnancée avec un avant-corps central surmonté d’un fronton, reflète l’élégance architecturale de l’époque.
À l’intérieur, le château abrite un hall orné d’un portique colossal aux colonnes ioniques cannelées, ainsi qu’un grand salon doté d’un parquet en marquetterie formant une rosace centrale. Sa charpente, inspirée des techniques de Philibert De l’Orme, utilise des fermes courbes assemblées à lamelles chevillées, un modèle rare dans la région. Le domaine, conçu comme un ensemble cohérent incluant communs et parc, servit brièvement d’institut agricole du centre (1842–1844) sous l’impulsion de son propriétaire, André de Bonneval.
Le château de Lafont est indissociable d’André de Bonneval (1798–1844), agronome pionnier qui y expérimenta des techniques modernes d’exploitation agricole, notamment pour la mise en valeur des Landes de Gascogne. Après sa mort, le domaine passa à la famille Villot de Boisluisant, puis à l’éditeur Christian Chalmin. Inscrit aux monuments historiques en 1990 pour ses façades, toitures et parquets, le château illustre à la fois l’héritage architectural néo-classique et l’innovation agricole du XIXe siècle.
Les sources historiques mentionnent un château fort antérieur, attesté en 1569 par Nicolay, mais l’édifice actuel résulte d’une reconstruction complète au XIXe siècle. Bien que certains éléments (boulangerie, lingerie, pavillons) aient disparu, le domaine conserve son parc et ses bâtiments principaux, aujourd’hui propriété privée. Son histoire reflète les transformations sociales et économiques de la région, entre aristocratie terrienne et modernisation agricole.