Démolition de l’église 1761 (≈ 1761)
Remplacée par des bâtiments néo-classiques.
1790
Bien national
Bien national 1790 (≈ 1790)
Saisie révolutionnaire et vente des bâtiments.
1893
École des beaux-arts
École des beaux-arts 1893 (≈ 1893)
Installation définitive dans les locaux.
1995
Classement des latrines
Classement des latrines 1995 (≈ 1995)
Protection des vestiges du XIVe siècle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Latrines, comprenant la tour dans son intégralité (parements internes et externes, toiture) , bouches d'évacuation, conduites, fosse et puits (cad. AB 574) : classement par arrêté du 18 septembre 1995
Acheteur des bâtiments en 1791, y installe une fabrique.
Pierre Esquié - Architecte toulousain
Conçoit la façade éclectique (1895) pour l’école.
Origine et histoire
Le prieuré Notre-Dame de la Daurade, situé à Toulouse, trouve ses origines au Ve siècle comme l’un des plus anciens lieux de culte chrétiens de la ville. Une communauté monastique s’y établit au IXe siècle, avant que le prieuré ne soit officiellement fondé en 1077 sous le nom de Sainte-Marie la Daurade, rattaché à l’abbaye bénédictine de Moissac (ordre de Cluny). Au XIIe siècle, des travaux majeurs érigeaient une nouvelle église, un cloître et des bâtiments conventuels, faisant du prieuré un acteur économique puissant grâce au contrôle du pont et des moulins de la Daurade, sources de revenus considérables.
Au XIVe siècle, le monastère conserve son influence, mais son histoire devient mouvementée. Au XVIe siècle, plusieurs moines adoptent la Réforme calviniste et quittent le prieuré. En 1627, les Bénédictins rejoignent la congrégation de Saint-Maur. La démolition de l’église au XVIIIe siècle (1761) marque un tournant : remplacée par des bâtiments néo-classiques, elle précède la Révolution française, qui transforme le site en bien national (1790). Les bâtiments conventuels, vendus en 1791 à l’industriel François-Bernard Boyer-Fonfrède, abritent successivement une fabrique de tissus, une manufacture de tabacs (1812), puis, après un incendie (1816), l’école des beaux-arts de Toulouse à partir de 1893.
Les vestiges du prieuré incluent des éléments de l’église paléochrétienne (Ve siècle) dispersés dans des musées (Louvre-Lens, Metropolitan Museum, musée Saint-Raymond) et des latrines collectives du XIVe siècle, classées Monument Historique en 1995. La tour des latrines, mentionnée dès le XVIIe siècle, illustre l’ingénierie monastique médiévale avec son système d’évacuation et son puits central. Le cloître, démoli en 1811, a laissé place à des réaménagements, comme la façade éclectique conçue par l’architecte Pierre Esquié en 1895 pour l’école des beaux-arts.
Pendant la Première Guerre mondiale, le site sert d’hôpital militaire. Aujourd’hui, il mêle héritage médiéval et fonctions culturelles, témoignant de près de 15 siècles d’histoire, des origines paléochrétiennes à sa vocation artistique actuelle.
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