Donation à l'abbaye de Savigny 968 (≈ 968)
Terre acquise par Arod et Angèle.
vers 1270
Rebâtissement du château
Rebâtissement du château vers 1270 (≈ 1270)
Par l’abbé Amédée de Roussillon.
fin XVe siècle
Agrandissement du château
Agrandissement du château fin XVe siècle (≈ 1595)
Ajout de deux corps de logis.
XVIe siècle
Ruines pendant les guerres
Ruines pendant les guerres XVIe siècle (≈ 1650)
Dégâts durant les guerres de Religion.
XIXe siècle
Restauration néo-gothique
Restauration néo-gothique XIXe siècle (≈ 1865)
Transformation du château et des jardins.
1971
Réhabilitation par Vital-Durand
Réhabilitation par Vital-Durand 1971 (≈ 1971)
Réaménagement des intérieurs et jardins.
6 septembre 2004
Classement monument historique
Classement monument historique 6 septembre 2004 (≈ 2004)
Inscription officielle des bâtiments et parcelles.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les parcelles B 103, 106 et 1475 et le château, y compris le logis, sur lesquelles ils se situent : inscription par arrêté du 6 septembre 2004
Personnages clés
Amédée de Roussillon - Abbé de Savigny
Rebâtit le château vers 1270.
Vital-Durand - Décorateur et paysagiste
Réhabilite le château en 1971.
Arod et Angèle - Donateurs du XIIe siècle
Cèdent la terre à l’abbaye en 968.
Origine et histoire
Le château de Chessy, fondé au XIIe siècle, est rebâti vers 1270 par l’abbé Amédée de Roussillon pour l’abbaye de Savigny. Ce château fort, doté d’un donjon cylindrique et d’une enceinte quadrangulaire talutée équipée d’archères, marque une évolution défensive au XIIIe siècle. Il illustre l’une des premières fortifications lyonnaises de ce type, conçue pour résister aux assauts avec des murs inclinés et des ouvertures de tir adaptées.
Au XVe siècle, le château est agrandi avec deux corps de logis extérieurs à l’enceinte primitive, reflétant une période de prospérité avant d’être ruiné durant les guerres de Religion. Les négligences des abbés commendataires accélèrent sa dégradation, jusqu’à sa restauration au XIXe siècle dans un style néo-gothique. Cette réhabilitation inclut une salle de réception ornée de boiseries, vitraux et éléments médiévalisés, ainsi que la transformation de l’ancienne enceinte en jardin de rocaille.
En 1971, le décorateur Vital-Durand entreprend une nouvelle réhabilitation du château, réaménageant les intérieurs et créant un jardin contemporain jouant sur les masses végétales. Le site, partiellement transformé en espace vert dès la Révolution, conserve des traces de ses aménagements successifs : une grotte artificielle du XIXe siècle et des structures défensives médiévales. Classé monument historique en 2004, le château témoigne aujourd’hui de près de huit siècles d’histoire, mêlant héritage militaire, religieux et artistique.
Le château se compose aujourd’hui du donjon cylindrique en bel appareil, des vestiges de l’enceinte primitive, et des logis des XVe-XVIe siècles. Son emprise, initialement défensive, est devenue un lieu de vie et de réception, où se côtoient éléments médiévaux, ajouts néo-gothiques et créations paysagères modernes. La porte fortifiée, les archères et les jardins successifs offrent un panorama complet de son évolution architecturale et fonctionnelle.
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