Inscription aux Monuments Historiques 27 juillet 1965 (≈ 1965)
Reconnaissance patrimoniale officielle
Aujourd'hui
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Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. F 204) : inscription par arrêté du 27 juillet 1965
Personnages clés
Arcisse de Caumont - Historien et archéologue
A décrit l’église dans *Statistique monumentale* (1862)
Prieur de Sainte-Barbe-en-Auge - Détenteur du droit de nomination
Nommait le desservant de l’église
Origine et histoire
L'église de l'Assomption-de-Notre-Dame de Bonneville-la-Louvet, située dans le Calvados en Normandie, est un édifice catholique dont la construction remonte au début du XIIIe siècle, selon les observations d’Arcisse de Caumont. Elle se distingue par sa localisation sur la rive gauche de la rivière Calonne, qui coule à l’arrière de l’édifice. L’église, toujours en activité cultuelle, a été profondément remodelée au fil des siècles, notamment au XVIe siècle, où des travaux majeurs ont concerné la tour (haute de 30 mètres), les contreforts, et l’ajout d’une chapelle seigneuriale.
Au milieu du XVIe siècle, le transept est érigé, daté précisément de 1527, tandis que le clocher-porche, de style gothique flamboyant, daterait plutôt du XVe siècle. Le chœur, décrit comme « en retraite sur la nef » par Arcisse de Caumont, présente une ouverture datée des XVe–XVIe siècles. L’intérieur, marqué par une voûte en bois ornée d’écussons et de sculptures sur les sablières, conserve aussi une cloche de 1703 et un maître-autel de 1804. Ces éléments témoignent des évolutions architecturales et liturgiques de l’édifice.
L’église a subi des modifications aux XIXe et XXe siècles, sans que leurs détails ne soient précisés dans les sources. Elle est inscrite aux monuments historiques depuis le 27 juillet 1965, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale. Historiquement, la nomination de son desservant relevait du prieuré de Sainte-Barbe-en-Auge, dépendant du diocèse de Lisieux, soulignant son ancrage dans le réseau religieux local médiéval.
Sur le plan architectural, la façade ouest est dominée par une tour carrée dotée de deux contreforts, d’un porche à arcades, et de meurtrières. Le mur sud de la nef conserve cinq contreforts du XIIIe siècle, ainsi que les vestiges d’une porte ogivale sculptée, signalée par Arcisse de Caumont. La chapelle seigneuriale, ornée de fenêtres flamboyantes, abrite une inscription sur un tablier, tandis que l’arc triomphal, remanié au XVe siècle, marque la transition entre la nef et le chœur.
Les sources, notamment les travaux d’Arcisse de Caumont (Statistique monumentale du Calvados, 1862), soulignent la modestie du mobilier intérieur, à l’exception de la cloche de 1703. L’édifice, propriété de la commune, incarne ainsi près de huit siècles d’histoire religieuse et architecturale, mêlant héritage médiéval et adaptations postérieures.
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