Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Château de Digoine en Saône-et-Loire

Saône-et-Loire

Château de Digoine

    230 Chemin du Château de Digoine
    71490 Saint-Martin-de-Commune
Bourgeois, ou Phototypie Bourgeois Frères, imp. à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire). « Collection des Châteaux de Bourgogne ».

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1359
Date de construction présumée
Début XVe siècle
Propriété des seigneurs de Damas
Vers 1548
Acquisition par les Malain
1732
Transmission aux Falletans
Début XIXe siècle
Restauration par le comte de Musy
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Seigneurs de Damas - Propriétaires au XVe siècle Première famille noble mentionnée.
Famille Malain - Propriétaires vers 1548 Acquéreurs du domaine.
René de Loriol et Livie de Chandieu - Propriétaires (XVIIe-XVIIIe siècles) Couple noble ayant possédé Digoine.
Marquis Jean Prosper de Falletans - Propriétaire à partir de 1732 Héritier par mariage.
Comte de Musy (Charles) - Restaurateur au XIXe siècle Responsable des transformations majeures.
Comte de Prunelé - Propriétaire au XXe siècle Héritier du comte de Musy.

Origine et histoire

Le château de Digoine est implanté sur la commune de Saint-Martin-de-Commune, en Saône-et-Loire, dans un cadre naturel marqué par un étang, le ruisseau de Crissey et des bois environnants. Son architecture se compose de deux corps de logis en équerre : l’un, rectangulaire et flanqué de deux tours carrées, présente une échauguette de style troubadour ; l’autre, presque carré, pourrait être l’aménagement d’un ancien donjon au XIXe siècle. Ce second bâtiment est encadré par une tour polygonale et une tour ronde. Propriété privée, le château ne se visite pas.

La date de 1359, gravée sur une cheminée des cuisines, constitue le seul indice tangible de sa construction initiale. Au XVe siècle, le domaine appartient aux seigneurs de Damas, puis passe vers 1548 aux mains de la famille Malain. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, René de Loriol et son épouse Livie de Chandieu en deviennent propriétaires, avant que le château ne soit transmis par mariage en 1732 au marquis Jean Prosper de Falletans.

Au début du XIXe siècle, ruiné, le château est vendu à un parent des Falletans, le comte de Musy. Ce dernier entreprend d’importantes restaurations : reconstruction des communs, création d’un parc à l’anglaise et ajout d’un pavillon méridional. Le domaine est ensuite transmis au XXe siècle au comte de Prunelé, petit-fils du comte de Musy. Les transformations du XIXe siècle, notamment l’ajout d’éléments néogothiques ou romantiques comme l’échauguette, reflètent les goûts architecturaux de l’époque.

Liens externes