Crédit photo : Clem Rutter, Rochester Kent - Sous licence Creative Commons
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Frise chronologique
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
100
200
300
400
500
600
700
…
1800
1900
2000
40–80 apr. J.-C.
Construction de l’aqueduc
Construction de l’aqueduc 40–80 apr. J.-C. (≈ 60)
Sous l’empereur Claude, selon les recherches.
Milieu du IIIe siècle
Début du déclin
Début du déclin Milieu du IIIe siècle (≈ 350)
Traces terreuses dans le conduit.
VIe siècle
Abandon probable
Abandon probable VIe siècle (≈ 650)
Fin estimée de son exploitation.
1840
Classement du pont du Gard
Classement du pont du Gard 1840 (≈ 1840)
Première protection officielle.
1984–1990
Nouvelles recherches archéologiques
Nouvelles recherches archéologiques 1984–1990 (≈ 1987)
Datation et fonctionnement précisés.
7 mai 1999
Inscription des vestiges de Saint-Gervasy
Inscription des vestiges de Saint-Gervasy 7 mai 1999 (≈ 1999)
Protection des parcelles traversées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Vestiges archéologiques de l'aqueduc et parcelles traversées ou bordées par son tracé (cad. AA 49 à 52, 78 à 81 ; AD 33, 35, 48, 52, 54, 55, 69 ; AE 123, 124, 127 à 129, 133, 172, 177, 178, 180 à 183, 274 à 276 ; AI 5, 9, 85, 89, 90, 93, 95, 107, 137, 155, 156, 184, 196, 198, 199) : inscription par arrêté du 7 mai 1999
Personnages clés
Claude - Empereur romain
Règne durant la construction probable.
Émile Espérandieu - Archéologue
Étude fondatrice en 1926.
Guilhem Fabre et Jean-Luc Fiches - Archéologues modernes
Recherches sur le tracé (années 1990).
Origine et histoire
L’aqueduc de Nîmes, construit entre 40 et 80 apr. J.-C. sous l’empereur Claude, était destiné à alimenter la ville en eau depuis la fontaine d’Eure près d’Uzès. Son tracé de 50 km, incluant le célèbre pont du Gard, témoigne d’un savoir-faire technique exceptionnel, avec une pente constante de 25 cm/km pour un débit de 35 000 m3/jour. Des recherches (1984-1990) ont révélé deux phases d’utilisation : une première période active (Ier–IIe siècles), suivie d’un déclin à partir du IIIe siècle, avec un abandon probable au VIe siècle.
La construction combinait béton non armé, mortier de chaux et calcaire, renforcé par des enduits étanches dont un mélange rougeâtre (maltha). Des contreforts et entretoises consolidaient l’édifice. En 2023, une découverte a étendu son tracé initial de 2 km vers les sources du Moulin Neuf (Saint-Quentin-la-Poterie), suggérant un réseau de captage plus complexe qu’envisagé.
La protection de l’aqueduc s’est échelonnée : le pont du Gard fut classé dès 1840, suivi du castellum divisorium de Nîmes (1875) et d’autres vestiges (arche de Remoulins, ponts de Vers-Pont-du-Gard) entre 1979 et 1999. À Saint-Gervasy, les vestiges archéologiques et les parcelles traversées par l’aqueduc furent inscrits le 7 mai 1999. L’ouvrage illustre l’ingénierie romaine et son adaptation au relief garriguenc.
Au XIXe siècle, un second canal doubla partiellement l’aqueduc antique pour maintenir l’alimentation en eau de Nîmes. Les études géochimiques (1986) et archéologiques (Fabre, Fiches, 1991) ont précisé son fonctionnement, révélant des traces de dégradation dès le IIIe siècle. Aujourd’hui, ses vestiges, répartis sur plusieurs communes du Gard, restent un témoignage majeur de l’urbanisme romain en Narbonnaise.
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