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Château de Peyrole dans le Tarn

Tarn

Château de Peyrole

    5 D15
    81310 Peyrole

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1700
1800
1900
2000
1184
Première mention écrite
1227
Droits de justice transférés
1700
Transfert au baron de Gélas
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Pierre de Pétapol - Seigneur de Peyrole Cède le château en 1184.
Raymond VII - Comte de Toulouse Transfère les droits de justice en 1227.
Philippe II de Montfort - Seigneur de Castres Obtient le domaine après la croisade.
François de Gélas - Baron et vicomte de Lautrec Reçoit les terres en 1700.

Origine et histoire

Le château de Peyrole, aujourd’hui disparu, était édifié entre l’église Saint-Maurice et le lieu-dit Peyrole. Le site, occupé depuis l’Antiquité, conserve des vestiges suggérant la présence d’une villa gallo-romaine. Ces traces matérielles attestent d’une occupation ancienne, bien avant la construction du château médiéval.

La construction du château remonte probablement au Moyen Âge central, sous l’autorité des vicomtes d’Albi. La première mention écrite date de 1184, lorsque Pierre de Pétapol, seigneur de Peyrole, cède le domaine — alors appelé « mas du château de Peyrole » — à l’abbaye de Candeil. Ce transfert marque le début d’une série de changements de propriétaires liés aux conflits régionaux.

En 1227, le comte de Toulouse Raymond VII accorde les droits de haute et basse justice à l’abbaye, mais la croisade des albigeois bouleverse cette dynamique. Philippe II de Montfort, seigneur de Castres, s’empare du domaine, qui passe ensuite aux comtes de Foix, puis à la couronne de France. Le roi conserve les terres jusqu’en 1700, date à laquelle elles sont cédées au baron François de Gélas, vicomte de Lautrec.

Le château, mentionné pour la dernière fois au XIIe siècle, disparaît progressivement des archives. Sa destruction, bien que probable, n’est documentée par aucune source, laissant son sort final incertain. Les vestiges antiques et médiévaux restent les seuls témoignages de son passé.

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