Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Monastère Notre-Dame d'Orient à Laval-Roquecezière dans l'Aveyron

Aveyron

Monastère Notre-Dame d'Orient

    26 Route des Lauzes
    12380 Laval-Roquecezière
Monastère Notre-Dame dOrient
Monastère Notre-Dame dOrient
Monastère Notre-Dame dOrient
Crédit photo : Cinokat - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1615
Cession aux Capucins
1675
Achèvement de l'église
1789
Vente comme bien national
1825
Arrivée des Bénédictines
1964
Classement du retable
1978
Inscription Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise (cad. B 206) : inscription par arrêté du 12 juillet 1978

Personnages clés

Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem - Protecteurs initiaux Gérèrent le site avant les Capucins.
Capucins (Franciscains) - Bâtisseurs du XVIIe siècle Reconstruisirent église et monastère pendant la Contre-Réforme.
Bénédictines de l'adoration perpétuelle - Relais au XIXe siècle Fondèrent un pensionnat en 1825.
Archevêque de Toulouse - Soutien en 1825 Facilita l’installation des Bénédictines.

Origine et histoire

Le monastère Notre-Dame d'Orient trouve ses origines dans une légende locale : un berger aurait découvert une brique ornée d’un visage de la Vierge sous un buisson, probablement une statue-menhir en grès rouge. Les paysans érigèrent un oratoire sur ce site, initialement sous la protection des Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Le sanctuaire primitif fut détruit pendant les guerres de Religion au XVIe siècle.

Au XVIIe siècle, les Capucins, dans le cadre de la Contre-Réforme, reconstruisirent l’église et le monastère entre 1615 et 1675. L’édifice, de style sobre mais élégant (33 m de long, plafond en bois imitant des fougères), intègre un retable baroque classé en 1964, inspiré de l’art espagnol. La façade sud arbore un cadran solaire ajouté au XIXe siècle, tandis qu’une chapelle latérale est dédiée à Notre-Dame de la Visitation.

La Révolution française marqua un tournant : le monastère, vendu comme bien national en 1789, perdit sa communauté franciscaine après deux siècles de présence. En 1825, des Bénédictines y fondèrent un pensionnat pour jeunes filles, soutenu par l’archevêque de Toulouse. Fermé au début du XXe siècle, le site fut temporairement abandonné avant d’être réinvesti en 1925 par une nouvelle communauté monastique. Aujourd’hui, il accueille toujours des pèlerins.

L’église, classée Monument Historique en 1978, se distingue par sa charpente lambrissée en arêtes de poisson et ses murs ornés de trompe-l’œil bleus. Le site, propriété communale, perpétue une tradition spirituelle liée à la découverte miraculeuse de la Vierge, tout en illustrant les bouleversements religieux et politiques de la région depuis le Moyen Âge.

Liens externes