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Ancienne abbaye de la Grâce-Dieu à Benon en Charente-Maritime

Charente-Maritime

Ancienne abbaye de la Grâce-Dieu

    L'Abbaye de Grâce Dieu
    17170 Benon
Propriété privée ; propriété d'une société privée
Ancienne abbaye de la Grâce-Dieu
Ancienne abbaye de la Grâce-Dieu
Ancienne abbaye de la Grâce-Dieu
Crédit photo : Patrick Despoix - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1135
Fondation de l’abbaye
1574
Début de la commende
1791
Vente comme bien national
XVIIe-XVIIIe siècles
Reconstruction partielle
2025
Première édition d’un événement
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Vestiges de la salle capitulaire ; façades et toitures du grand bâtiment (cad. F 48) : inscription par arrêté du 5 mars 1965 ; Grand bâtiment orienté Est-Ouest ; maison abbatiale ; pigeonnier (cad. F 48, 336, 337) : inscription par arrêté du 21 septembre 1990

Personnages clés

Aliénor d’Aquitaine - Mécène Soutien à la fondation en 1135.
Louis VII - Mécène Donateur à la fondation.
Hugues Morisset - Abbé reconstructeur Travaux au XVIIe siècle.
Élie Chevrauld - Abbé reconstructeur Travaux au XVIIe siècle.
Thomas-Jean Main - Acquéreur en 1791 Achat comme bien national.
Louis Godet - Propriétaire en 1893 Maire de Benon, famille Cognac Godet.

Origine et histoire

L’abbaye de la Grâce-Dieu fut fondée en 1135 par les moines de Clairvaux, avec le soutien d’Aliénor d’Aquitaine et de Louis VII. Seizième abbaye-fille de Clairvaux, elle prospéra grâce à l’assèchement des marais d’Andilly et fonda elle-même l’abbaye de Charon ainsi que les prieurés de la Névoire et de Rioux. Son influence économique et religieuse déclina après 1574 avec l’instauration du régime de la commende, où des abbés extérieurs géraient ses biens sans s’investir dans la vie monastique.

Détruite en partie pendant les guerres de Religion (notamment lors du siège de La Rochelle), l’abbaye fut reconstruite aux XVIIe et XVIIIe siècles sous l’impulsion des abbés Hugues Morisset et Élie Chevrauld. En 1723, seuls quatre moines y résidaient encore. Vendue comme bien national en 1791 à Thomas-Jean Main, elle passa ensuite entre les mains de la famille Godet (liée au cognac), puis des La Motte Rouge. Aujourd’hui, elle appartient à la famille de Villeneuve, qui en assure la restauration et l’ouvre à des événements (mariages, séminaires).

L’abbaye était réputée pour son église abbatiale médiévale (41 m de long) et une fontaine miraculeuse, lieu de pèlerinage annuel les 14 et 15 août. Après la Révolution, la nouvelle église (construite à partir de 1733) fut démolie. Il subsiste aujourd’hui un grand logis du XVIIe siècle, des vestiges de la salle capitulaire, un pigeonnier de 1720 et une maison abbatiale de 1663. Le site allie patrimoine architectural et mémoire cistercienne.

En 2025, l’abbaye a accueilli la première édition de La Nuit du bien commun, événement cofondé par Pierre-Édouard Stérin. Ce lieu, marqué par des siècles d’histoire monastique et de reconstructions, illustre les mutations religieuses, politiques et sociales de la France, de l’époque médiévale à nos jours.

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