Construction initiale XIIIe siècle (≈ 1350)
Premier château édifié par les Barasc.
1er quart XVIe siècle (vers 1507-1515)
Construction initiale
Construction initiale 1er quart XVIe siècle (vers 1507-1515) (≈ 1511)
Chantier ouvert par les Gontaut, dendrochronologie confirmée.
XVe siècle (seconde moitié)
Passage aux Cardaillac
Passage aux Cardaillac XVe siècle (seconde moitié) (≈ 1550)
Changement de propriété familiale.
XVIe siècle
Reconstruction par les Gontaut
Reconstruction par les Gontaut XVIe siècle (≈ 1650)
Château actuel articulé autour d’une cour.
XVIIe siècle
Agrandissement et terrasses
Agrandissement et terrasses XVIIe siècle (≈ 1750)
Aile Est prolongée, balustres ajoutés.
31 décembre 1793
Exécution d’Armand-Louis de Gontaut
Exécution d’Armand-Louis de Gontaut 31 décembre 1793 (≈ 1793)
Duc de Lauzun guillotiné pour conspiration.
1793-1794
Exécutions révolutionnaires
Exécutions révolutionnaires 1793-1794 (≈ 1794)
Guillotine d’Armand-Louis de Gontaut et son épouse.
1794
Exécution d’Amélie de Gontaut
Exécution d’Amélie de Gontaut 1794 (≈ 1794)
Épouse du duc, guillotinée un an après.
1850
Rachat par les Murat
Rachat par les Murat 1850 (≈ 1850)
Début des restaurations par les héritiers.
vers 1850
Rachat par les Murat
Rachat par les Murat vers 1850 (≈ 1850)
Restauration progressive du château.
28 novembre 1996
Classement monument historique
Classement monument historique 28 novembre 1996 (≈ 1996)
Protection officielle du patrimoine.
1994-1997
Restoration de la tour nord
Restoration de la tour nord 1994-1997 (≈ 1996)
Reconstruction partielle par les propriétaires.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château (cad. D 227) : classement par arrêté du 28 novembre 1996
Personnages clés
Antoine de Gontaut - Seigneur de Cabrerets (XVe siècle)
Acquiert le domaine par échange en 1439.
Raymond de Gontaut - Constructeur du château neuf
Mariage en 1514 lié à la campagne de travaux.
Charles de Gontaut-Biron - Maréchal-duc et seigneur
Ami puis traître d’Henri IV.
Armand-Louis de Gontaut-Biron - Duc de Lauzun, député du Quercy
Guillotiné en 1793 pour conspiration.
Joachim Murat - Roi de Naples
Envisagea d’acheter le château pour son frère.
Philippe Sahut d’Izarn - Propriétaire actuel
Descendant de la famille Murat.
Amélie de Gontaut - Duchesse de Lauzun
Guillotinée en 1794, épouse d’Armand-Louis.
Comte Murat - Député du Lot
Racheta et restaura le château vers 1850.
Philippe Sahut d'Izarn - Propriétaire actuel
Descendant de la famille Murat.
Origine et histoire
Le château de Cabrerets, situé dans le département du Lot en Occitanie, trouve ses origines au XIIIe siècle avec une première forteresse appartenant aux familles Barasc puis Cardaillac. L’édifice actuel, reconstruit au début du XVIe siècle par la famille de Gontaut, seigneurs locaux, s’organise autour d’une cour centrale. Il intègre deux ailes flanquées de tours rondes, dont une tour d’escalier à l’angle, et un jardin en terrasses aménagé au sud. La construction, inachevée en raison des guerres de Religion, fut poursuivie au XVIIe siècle avec l’ajout d’une terrasse à balustres et d’une charpente en carène.
Au XVIe siècle, le château appartient à la puissante famille de Gontaut, dont Charles de Gontaut-Biron, maréchal-duc et proche d’Henri IV, avant de devenir un symbole de trahison après sa conspiration contre le roi. Au XVIIIe siècle, les Gontaut désertent le Quercy pour leur domaine de Biron en Dordogne. Pendant la Révolution française, le château est confisqué comme bien national : Armand-Louis de Gontaut-Biron, dernier seigneur, et son épouse Amélie sont guillotinés en 1793-1794. Le domaine, morcelé, est vendu et racheté progressivement par les héritiers de Joachim Murat, roi de Naples, à partir de 1850. Ces derniers entreprennent sa restauration, tout en préservant des éléments défensifs comme les caves troglodytiques et les bouches à feu.
Classé monument historique en 1996, le château conserve des traces de ses multiples campagnes de construction : fenêtres moulurées des XVe-XVIe siècles, cheminées monumentales, et toiles du XVIIe siècle illustrant des scènes de chasse. Les analyses dendrochronologiques (2009) confirment une première phase de chantier entre 1507 et 1515, liée au mariage de Raymond de Gontaut avec Françoise de Bonnafous. L’aile ouest, partiellement inachevée, montre des pierres en attente témoignant des projets avortés. Pillé pendant la Révolution, le château abritera même un musée de préhistoire de 1934 à 1964 avant d’être transmis à la famille Sahut d’Izarn, descendante des Murat.
L’architecture du château reflète son évolution : la tour sud, point de jonction des ailes en V, domine l’escarpement rocheux, tandis que la tour nord-ouest abrite un escalier dans l’épaisseur des murs. Les façades mêlent appareils du XVIe siècle (fenêtres à moulures) et ajouts baroques (terrasse à balustres). Le site, initialement précédé d’une cour fortifiée aujourd’hui disparue, illustre la transition entre château médiéval et résidence d’agrément. Les jardins en terrasses, ornés de buis et d’ifs taillés, complètent cet ensemble où se mêlent histoire militaire, intrigues politiques et patrimoine familial.
La famille Murat, liée à l’épopée napoléonienne, joue un rôle clé dans la sauvegarde du château au XIXe siècle. Joachim Murat, beau-frère de Napoléon Ier, envisage un temps d’offrir le domaine à son frère André, mais le projet échoue. Ses descendants, dont le comte Murat (député du Lot), rachètent et restaurent les parties délabrées, comme la tour de Marcenac reconstruite en 1994-1997. Aujourd’hui propriété privée, le château perpétue la mémoire des Gontaut-Biron, des Murat, et des artisans ayant façonné ce témoin des guerres de Religion, de la Renaissance quercynoise, et des bouleversements révolutionnaires.
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