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Église Notre-Dame-de-l'Assomption en Savoie

Savoie

Église Notre-Dame-de-l'Assomption


    Peillonnex

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
avant 988
Construction de la première église
1012-1019
Donation du comte Robert
1156
Rattachement à l’abbaye d’Abondance
fin XIIe - début XIIIe siècle
Construction de l’église actuelle
1589
Incendie du prieuré
1793
Suppression du prieuré
1858
Construction du nouveau clocher
1887
Restauration et relance du pèlerinage
1971
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Inscrit MH

Personnages clés

Comte Robert - Donateur du prieuré Offre des terres au XIe siècle.
Giraud - Évêque de Genève (1012-1019) Valide la fondation du prieuré.
Hugues (Hugo) - Évêque de Genève, successeur de Giraud Approuve la donation du comte.
Benoît VIII - Pape (1012-1024) Confirme la fondation du prieuré.
Amédée Ier - Comte de Genève (1120-1178) Rattache le prieuré à Abondance en 1156.
Louis-Romain-Ernest Isoard - Évêque d’Annecy (1877-1888) Relance le pèlerinage en 1887.

Origine et histoire

L’église Notre-Dame-de-l’Assomption de Peillonnex trouve ses origines au début du XIe siècle, lorsque le comte Robert offre des terres à une communauté vivant près d’une église préexistante, attestée avant 988. Cette donation, validée par l’évêque de Genève Giraud (1012-1019) puis par son successeur Hugues et le pape Benoît VIII, marque la fondation du prieuré augustin. En 1156, le prieuré est rattaché à l’abbaye d’Abondance par le comte Amédée Ier de Genève. Au XIVe siècle, il tente sans succès de s’émanciper, avant de passer sous le régime de la commende au XVe siècle. L’occupation bernoise de 1589 entraîne un incendie du prieuré, qui survit jusqu’à sa suppression en 1793, après des tentatives de dissolution en 1781.

L’église actuelle, construite entre la fin du XIIe et le début du XIIIe siècle dans un style roman tardif dit cistercien, se distingue par sa nef en berceau brisé et son retable en stuc peint. Elle subit plusieurs restaurations, dont une en 1887, et voit son clocher reconstruit en 1858. L’édifice, inscrit aux monuments historiques en 1971, abrite une statue argentée de la Vierge de l’Assomption (XVIIe siècle), objet d’un pèlerinage annuel le 15 août, notamment pour implorer la pluie lors de sécheresses (1701, 1861, 1870) ou contre la rage.

Le prieuré, centre spirituel et économique, joue un rôle clé dans la vie locale jusqu’à la Révolution. Les chanoines, expulsés en 1793, laissent derrière eux un patrimoine marqué par des processions et des pratiques dévoteuses, relancées au XIXe siècle par l’évêque d’Annecy, Ernest Isoard. Bien que le pèlerinage décline après les années 1980, l’église reste un témoignage de l’histoire religieuse savoyarde, liée aux Augustins et à la dévotion mariale.

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