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Abbaye de Saint-Pons à Gémenos dans les Bouches-du-Rhône

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Abbaye
Eglise romane et gothique
Bouches-du-Rhône

Abbaye de Saint-Pons

    D2
    13420 Gémenos
Propriété privée
Abbaye de Saint-Pons
Abbaye de Saint-Pons
Abbaye de Saint-Pons
Abbaye de Saint-Pons
Abbaye de Saint-Pons
Abbaye de Saint-Pons
Abbaye de Saint-Pons
Abbaye de Saint-Pons
Abbaye de Saint-Pons
Abbaye de Saint-Pons
Crédit photo : Patrick Rouzet - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1900
2000
1205
Fondation de l’abbaye
1223
Intégration à l’Ordre de Cîteaux
1407
Fusion avec l’Almanarre
1426
Abandon par les moniales
2 novembre 1926
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise et restes de l'abbaye : inscription par arrêté du 2 novembre 1926

Personnages clés

Rainier - Évêque de Marseille Fondateur de l’abbaye en 1205.
Garsande (ou Gersande) - Première abbesse (1205) Noble femme à l’origine de la communauté.
Marie Adhémar de Monteil - Abbesse (1264) Noble dirigeante de l’abbaye.
Savie de Glandève - Abbesse (1412) Dernière abbesse avant la fusion.
Hélie de Tholon - Témoin de la fondation Présent lors de l’acte de 1205.

Origine et histoire

L’abbaye de Saint-Pons, fondée en 1205 par l’évêque de Marseille Rainier et le chapitre de la ville, est une abbaye cistercienne féminine située à Gémenos, dans les Bouches-du-Rhône. Elle est placée sous la juridiction de l’abbaye Saint-Victor de Marseille et intègre l’Ordre de Cîteaux en 1223, devenant la quatrième des « Sœurs provençales » avec Silvacane, Sénanque et le Thoronet. Son vocable rend hommage à saint Pons, dont le culte se diffuse en Provence et Languedoc. Le site, prospère grâce au travail des moniales et à l’énergie hydraulique, devient un centre agricole et industriel majeur, contribuant à l’assèchement des marais de Gémenos.

Entre 1213 et 1235, l’abbaye fonde trois abbayes-filles : Saint-Pierre de l’Almanarre (Hyères), Notre-Dame de Sion (Marseille), et Notre-Dame de Mollégès. En 1407, les abbayes de l’Almanarre et de Saint-Pons fusionnent, mais en 1426, les moniales quittent définitivement le site en raison de l’insécurité (brigandage, épidémies, conflits politiques), rejoignant Marseille. Le domaine passe ensuite entre les mains de familles comme les Albertas, qui y développent une papeterie au XVIe siècle. Après la Révolution, l’abbaye est vendue comme bien national et transformée à des usages industriels.

Au XIXe siècle, des propriétaires privés comme les frères Richard, puis les Laugier Montgolfier au XXe siècle, se succèdent. Restaurée, l’abbaye est aujourd’hui un parc départemental appartenant au Conseil départemental des Bouches-du-Rhône. Elle est inscrite aux monuments historiques depuis 1926 et accueille des concerts, expositions et visites guidées. Son architecture mêle tradition romane cistercienne et influences gothiques, tandis que son histoire est marquée par des légendes locales, comme celle de Blanche de Simiane, une moniale dont le sacrifice aurait teinté de rouge un ruisseau voisin.

L’abbaye conserve des traces de son cloître, de son église et de ses bâtiments conventuels. Son patrimoine hydraulique, incluant moulins et aménagements agricoles, témoigne de son rôle économique passé. Les abbesses notables incluent Garsande (première abbesse en 1205), Marie Adhémar de Monteil (1264) et Savie de Glandève (1412), toutes issues de la noblesse provençale. Le site, ouvert au public, est surveillé par des gardes à cheval et propose des visites avec des spécialistes.

Liens externes