Construction de la tour début XVe siècle (≈ 1504)
Ouvrage défensif et clocher initial.
début XVIe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle début XVIe siècle (≈ 1604)
Accolée à la tour existante.
vers 1792
Démolition partielle de la chapelle
Démolition partielle de la chapelle vers 1792 (≈ 1792)
Pour construire le vieux phare.
11 août 1809
Foudre sur la tour
Foudre sur la tour 11 août 1809 (≈ 1809)
Hauteur réduite de 17 à 12 mètres.
1830-1835
Clocher utilisé comme tour à feu
Clocher utilisé comme tour à feu 1830-1835 (≈ 1833)
Signal visible à quatre lieues.
23 février 1965
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 23 février 1965 (≈ 1965)
Protection de la tour et chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour et chapelle Saint-Pierre (cad. G1 1) : classement par arrêté du 23 février 1965
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique nommé.
Origine et histoire
La tour Saint-Pierre de Penmarc'h est un monument emblématique du hameau de Saint-Pierre, situé à la pointe de la commune de Penmarc'h, dans le pays Bigouden (Finistère). Construite au début du XVe siècle, cette « vieille tour » servait à la fois d’ouvrage de défense, de sémaphore et de clocher pour la chapelle adjacente. Elle aurait également pu fonctionner comme tour à feu, un système primitif d’aide à la navigation maritime. Frappée par la foudre en 1809, sa hauteur fut réduite de 17 à 12 mètres. La chapelle Saint-Pierre, accolée à la tour et datant du début du XVIe siècle, fut partiellement démolie vers 1792 pour permettre la construction du « vieux phare » (1831-1835).
La tour présente des caractéristiques architecturales défensives, comme un angle coupé et une tourelle dotée de meurtrières. Des figures allégoriques d’hommes et d’animaux ornent ses façades, notamment aux angles nord-est et nord-ouest. À partir de 1830, le clocher fut utilisé comme tour à feu, émettant une lumière fixe blanche visible à quatre lieues, avant d’être éclipsé par les phares modernes comme celui d’Eckmühl (1897). La chapelle, toujours en partie debout, abrite encore aujourd’hui le pardon des enfants, célébré chaque 29 juin ou le dimanche le plus proche.
Classée Monument Historique en 1965, la tour Saint-Pierre illustre l’évolution des systèmes de signalisation maritime en Bretagne, entre défenses côtières médiévales et innovations des XVIIIe et XIXe siècles. Son histoire est aussi marquée par les risques maritimes locaux, comme en témoigne la sculpture commémorative du naufrage de 1925, érigée à proximité. Le site, propriété de la commune, reste un lieu chargé de mémoire, entre patrimoine religieux, militaire et maritime.
Le hameau de Saint-Pierre, autrefois port de pêche modeste, est aujourd’hui dominé par les phares et le sémaphore actuel, géré par la Marine nationale. La tour Saint-Pierre, bien que moins haute que les phares voisins, conserve une valeur symbolique forte, liée à l’identité bigoudène et aux traditions maritimes de la pointe bretonne.
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