Reconstruction du château vers 1650 (≈ 1650)
Par Jacob de Grésille, baron de Saint-Sauveur.
29 décembre 1978
Classement partiel
Classement partiel 29 décembre 1978 (≈ 1978)
Façades, toitures, terrasses et ponts balustrés.
11 septembre 2009
Inscription complémentaire
Inscription complémentaire 11 septembre 2009 (≈ 2009)
Décor intérieur, jardin et système hydraulique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures ainsi que la terrasse et les deux ponts sur les douves avec leurs balustres (cad. D 126, 127) : classement par arrêté du 29 décembre 1978 - Le décor peint du grand salon du logis ; l'assiette du jardin avec les éléments bâtis (bassin, murs, portail) et l'avant-cour ; les douves en eau avec les éléments du système hydraulique (cad. 125, lieudit le Haut Rocher, 126, 128, lieudit Saint-Sauveur, 127, lieudit Les douves de Saint-Sauveur) : inscription par arrêté du 11 septembre 2009
Personnages clés
Jacob de Grésille - Baron de Saint-Sauveur et reconstructeur
Commanditaire du château vers 1650.
Madeleine de Mesnage - Mère de Jacob de Grésille
Fille d’un ambassadeur de France.
Origine et histoire
Le château de Saint-Sauveur, situé à 2 km à l’est de Sainte-Honorine-la-Chardonne dans l’Orne, est une demeure reconstruite vers 1650 par Jacob de Grésille, baron de Saint-Sauveur. L’édifice, bâti sur un terre-plein entouré de larges douves, conserve sa distribution originelle autour d’un escalier central en pierre. Ses façades, toitures, terrasses bastionnées et ponts balustrés sont classés monuments historiques depuis 1978, tandis que son décor intérieur et son système hydraulique sont protégés depuis 2009.
Jacob de Grésille, dont la mère Madeleine de Mesnage était petite-fille de l’ambassadeur de France auprès de Charles Quint, obtint le droit de porter le nom de Saint-Sauveur et fit ériger ses terres en baronnie. Le château, construit en granit, se distingue par son plan symétrique flanqué de deux pavillons et son avant-cour encadrée de douves en eau. À l’intérieur, certaines boiseries du premier étage et un décor peint dans le grand salon témoignent de son faste d’origine.
Le domaine s’organise autour d’un jardin structuré, incluant un bassin, des murs et un portail, le tout inscrit au titre des monuments historiques. Bien que propriété privée, le château illustre l’architecture aristocratique normande du XVIIe siècle, mêlant influences défensives (douves, terrasses) et résidentielles. Son système hydraulique, encore fonctionnel, souligne l’ingéniosité technique de l’époque.
Les protections successives (1978 et 2009) couvrent aussi bien les éléments extérieurs (balustrades, ponts) que les aménagements paysagers et les vestiges intérieurs. Le site, marqué par son histoire protestante (lié à l’Église unie du Bocage normand), reste un exemple remarquable de l’adaptation des châteaux médiévaux aux canons classiques du Grand Siècle.
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