Création de la carrière XIXe siècle (≈ 1865)
Exploitation initiale par M. Régnier.
septembre 1914
Occupation allemande
Occupation allemande septembre 1914 (≈ 1914)
Dépôt de munitions près du front.
6 mai 1917
Prise par les Français
Prise par les Français 6 mai 1917 (≈ 1917)
Libération par la 127e division d'infanterie.
27 mai 1918 - 28 septembre 1918
Reprise et libération définitive
Reprise et libération définitive 27 mai 1918 - 28 septembre 1918 (≈ 1918)
Occupation allemande puis française.
années 1950
Fermeture de la carrière
Fermeture de la carrière années 1950 (≈ 1950)
Fin de l’exploitation minière.
9 avril 1999
Classement monument historique
Classement monument historique 9 avril 1999 (≈ 1999)
Protection intégrale du site et des bas-reliefs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La Creute, à l'exception des parties classées (cad. ZA 68) : inscription par arrêté du 9 avril 1999 - La paroi aux motifs (cad. ZA 68) : classement par arrêté du 27 septembre 1999
Personnages clés
M. Régnier - Propriétaire initial
Nom donna la carrière avant 1914.
Soldats français (anonymes) - Auteurs des bas-reliefs
Sculptures réalisées entre 1917-1918.
127e division d'infanterie française - Unité libératrice
Reprit la creute en mai 1917.
Origine et histoire
La creute du Caïd est une ancienne carrière de calcaire souterraine, exploitée dès le XIXe siècle près d’Aizy-Jouy (Aisne). Elle servit d’abord à l’extraction de pierre de type vergelé et banc royal, avant d’être transformée en dépôt de munitions par les Allemands en 1914, en raison de sa proximité avec le front. Entre 1917 et 1918, elle changea plusieurs fois de mains lors des combats, avant d’être définitivement libérée par les Français en septembre 1918.
Sur ses parois, treize bas-reliefs furent sculptés par des soldats français, dont huit remarquables : un écu de Jeanne d’Arc, des monuments parisiens, un crucifix avec Jérusalem en arrière-plan, ou encore les drapeaux français et américain entrecroisés. Ces œuvres témoignent de la vie des poilus et de leur foi patriotique ou religieuse. La creute, exploitée jusqu’aux années 1950, fut classée monument historique en 1999 pour son patrimoine rupestre et son rôle durant la Grande Guerre.
Initialement propriété de M. Régnier, la carrière porta son nom avant d’être rebaptisée creute du Caïd (terme picard pour carrière). Son occupation militaire en fit un lieu symbolique : les Allemands l’utilisèrent comme dépôt, tandis que les Français y laissèrent des traces artistiques après sa reprise en mai 1917. Ces sculptures, protégées depuis 1999, en font aujourd’hui un site mémoriel unique, mêlant histoire industrielle, spéléologie et art éphémère de guerre.
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