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Château de Quemigny-sur-Seine en Côte-d'or

Côte-dor

Château de Quemigny-sur-Seine

    D70
    21390 Quemigny-sur-Seine

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1300
Intégration au domaine ducal
XIIIe ou XIVe siècle
Construction du donjon
1743
Achat par Corberon
1749-1750
Reconstruction du château
1794
Séquestre révolutionnaire
13 octobre 1975
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Inscrit MH

Personnages clés

Louis Bichot Morel de Corberon - Maître des comptes à Dijon Reconstruit le château en 1749.
Louis de Guénichon - Propriétaire révolutionnaire Séquestré en 1794 pour émigration.
Marquise de Montmort - Héritière et modernisatrice Transforme les intérieurs au XIXe siècle.
Abbé Perny - Propriétaire et aménageur Modifie les étages du donjon.
Claude-Louis d'Aviler - Architecte présumé Attribué sans preuve définitive.

Origine et histoire

Le château de Quemigny-sur-Seine, situé dans la région du Duesmois en Bourgogne, est attesté dès le XIIIe siècle comme fief doté d’un petit château fort. Intégré au domaine ducal en 1300, il conserve un donjon carré datant probablement du XIIIe ou XIVe siècle, qui aurait servi de poste avancé au château ducal voisin de Duesme. Deux descriptions anciennes (1495 et 1584) évoquent une tour entourée d’eau avec un pont-levis, un corps de logis ancien, et des dépendances comme une grange et des écuries. Ces textes révèlent un édifice médiéval modeste, partiellement en ruine avant les transformations ultérieures.

En 1743, Louis Bichot Morel de Corberon, maître des comptes au parlement de Dijon, acquiert le domaine et entreprend sa reconstruction à partir de 1749. Le vieux château est démoli pour laisser place à un nouvel édifice accolé au donjon, dont la structure est achevée en 1750. Bien que l’architecte reste anonyme, des indices suggèrent Claude-Louis d'Aviler. Corberon revend le château en 1757 à Louis de Guénichon, dont les biens sont séquestrés pendant la Révolution après l’émigration de ses fils. Un inventaire détaillé de 1794 décrit précisément l’agencement intérieur, largement préservé jusqu’au XIXe siècle.

Au XIXe siècle, la marquise de Montmort, descendante de Pierre Rémond de Montmort (mathématicien du XVIIIe siècle), hérite du château par alliance et y réalise des aménagements modernes, souvent au détriment des décors originaux. Les initiales ‘MV’ (Montmort Virieu) ornent encore les portes du vestibule, souvenir de son mariage avec un marquis de Virieu. Après sa mort en 1870, le château est vendu, puis racheté en 1880 par l’abbé Perny, qui transforme les étages supérieurs du donjon pour loger domestiques et hôtes. Le monument, classé en 1975, reste une propriété privée non ouverte au public.

L’architecture actuelle mêle la tour médiévale rectangulaire, coiffée d’un toit à pavillon, à un château classique du XVIIIe siècle encadré de deux tours rondes et de bâtiments perpendiculaires. Le donjon, flanqué d’une tourelle d’escalier carrée, compte cinq étages et des mâchicoulis partiellement conservés. Une douve subsiste à l’ouest, vestige des fortifications d’origine. Les intérieurs remarquables, comme le salon voûté ou le cabinet de travail, ainsi que l’escalier en fer forgé, sont protégés au titre des monuments historiques.

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