Période de construction Néolithique final à l'âge du bronze (≈ 2770 av. J.-C.)
Utilisation funéraire et rituelle prolongée.
1954
Première fouille archéologique
Première fouille archéologique 1954 (≈ 1954)
Fouilles par Viellescazes sans relevé détaillé.
1960
Nouvelle campagne de fouilles
Nouvelle campagne de fouilles 1960 (≈ 1960)
Refouilles par Milotte, Thévenin et Antoine.
1973
Fouille du dolmen n°1
Fouille du dolmen n°1 1973 (≈ 1973)
Étude approfondie révélant cinq phases.
2 mars 1979
Classement monument historique
Classement monument historique 2 mars 1979 (≈ 1979)
Protection officielle du dolmen n°1.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Viellescazes - Archéologue
Fouilla les dolmens en 1954.
J.-P. Milotte - Archéologue
Participa aux fouilles de 1960.
A. Thévenin - Archéologue
Collabora aux fouilles de 1960.
R. Antoine - Archéologue
Membre de l'équipe de 1960.
Origine et histoire
Le dolmen d'Aillevans fait partie d’un ensemble de trois dolmens situés dans le Bois de Blusseret, sur la commune d’Aillevans en Haute-Saône. Ces monuments funéraires, édifiés sur une colline à 300 m d’altitude, datent du Néolithique final à l’âge du bronze. Leur homogénéité architecturale et leurs pratiques d’inhumation communes suggèrent une construction par une même population sédentarisée sur le site. Les dolmens furent fouillés à plusieurs reprises, notamment en 1954, 1960 et 1973, mais peu de mobilier ou de relevés détaillés subsistent.
Le dolmen n°1, classé monument historique en 1979, présente une architecture complexe avec un tumulus circulaire initial, un vestibule et une chambre funéraire rectangulaire en dalles calcaires. Cinq phases de construction et de réaménagement ont été identifiées, incluant des ajouts comme un empierrage trapézoïdal et des trous de poteau, suggérant une réutilisation comme sanctuaire. Des traces d’incinérations datées du Bronze final y ont également été découvertes.
Les fouilles ont révélé les restes d’au moins 23 individus inhumés lors des trois premières phases d’utilisation, accompagnés d’ossements d’animaux (sanglier, ovicapridés, bœuf) interprétables comme des offrandes alimentaires. Le mobilier funéraire, peu abondant, inclut des outils en silex, des céramiques et des objets métalliques en cuivre ou bronze. Les dolmens n°2 et n°3, de structure similaire, confirment une utilisation continue et collective, avec jusqu’à 50 inhumations estimées pour le dolmen n°2.
Le site, progressivement abandonné après l’âge du bronze, fut recouvert par la végétation et transformé en tas d’épierrement jusqu’au XXe siècle. Aujourd’hui, le dolmen n°1 est protégé par un chalet en forêt, tandis que les autres édifices, en mauvais état, témoignent de pratiques funéraires et rituelles anciennes dans la région.
Les études archéologiques soulignent l’importance de ce site pour comprendre les populations néolithiques et protohistoriques de Bourgogne-Franche-Comté. L’absence de publications détaillées sur les fouilles antérieures limite cependant la connaissance précise de son histoire et de son mobilier.