Construction de la maison 4e quart XIXe siècle - 1er quart XXe siècle (≈ 1987)
Période de construction initiale du monument.
27 novembre 2014
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 27 novembre 2014 (≈ 2014)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La maison en totalité (cad. BC 80) : inscription par arrêté du 27 novembre 2014
Personnages clés
Auguste Gaudard - Industriel et propriétaire
Commanditaire de la villa industrielle.
Germain Paget - Peintre local
Collaborateur aux décors intérieurs.
Jacques Ricardon - Maître plâtrier et peintre
Auteur des trompe-l’œil et marqueteries.
Origine et histoire
La maison d'Auguste Gaudard, située à Morbier dans le Jura, est un exemple représentatif de villa industrielle construite entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle. Elle fait partie d’un ensemble incluant une usine, reflétant une activité économique majeure de la région. Son architecture, bien que typique des villas de l’époque, se distingue par un décor intérieur exceptionnel, mêlant motifs Renaissance et imitations de marqueteries du XVIIIe siècle, réalisés en trompe-l’œil.
L’édifice doit son originalité à la collaboration de deux artisans locaux : le peintre Germain Paget et le maître plâtrier Jacques Ricardon, ce dernier étant particulièrement reconnu pour ses peintures en trompe-l’œil. Ces décors, inspirés de périodes artistiques antérieures, transforment une construction industrielle en un témoignage du goût éclectique de l’industriel Auguste Gaudard. La maison, protégée en totalité depuis 2014, incarne ainsi à la fois le patrimoine industriel et artistique de la Bourgogne-Franche-Comté.
Classée Monument Historique par arrêté du 27 novembre 2014, la maison d’Auguste Gaudard conserve une valeur patrimoniale double : elle illustre l’histoire industrielle de Morbier et Morez, tout en offrant un exemple remarquable de l’intégration des arts décoratifs dans l’habitat bourgeoise de l’époque. Son adresse, 140 route Blanche, et son état de conservation en font un lieu d’intérêt pour l’étude des villas industrielles jurassiennes.