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Domaine de la Bretèche à Saint-Nom-la-Bretèche dans les Yvelines

Yvelines

Domaine de la Bretèche

    13 Ter Rue Lecoq
    78860 Saint-Nom-la-Bretèche

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1700
Acquisition par Louis XIV
1710
Revente du domaine
vers 1730
Retour au domaine royal
1797
Vente comme bien national
début XVIIIe siècle
Construction ou remaniement
1981
Restauration majeure
23 octobre 2018
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les parties suivantes du domaine de la Bretèche :les façades et toitures du château ; l’escalier principal réalisé par Mansart de Sagonne ; le salon principal situé au rez-de-chaussée, extrémité occidentale du château, et ses boiseries ; la chambre du premier étage, extrémité orientale du château, et ses boiseries - boiseries initialement situées dans le salon principal du rez-de-chaussée ; le jardin d’agrément, le potager et le parc boisé et leur sol ; situées sur les parcelles cadastrales n°23, 101, 102, 104, 105, 107, 112 et 113 figurant au cadastre section AK : inscription par arrêté du 23 octobre 2018.

Personnages clés

Louis XIV - Roi de France Acheteur du domaine en 1700.
Comte de Toulouse - Fils légitime de Louis XIV Propriétaire et rénovateur vers 1700.
Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne - Architecte Auteur de l’escalier monumental.
René André - Architecte paysagiste Aménageur du parc.
M. Lebigre - Restaurateur (XXe siècle) Dirige les travaux des années 1970.

Origine et histoire

Le domaine de la Bretèche, situé à Saint-Nom-la-Bretèche en lisière de la forêt de Marly, s’étend sur environ 18 hectares et domine la plaine de Versailles. Son emprise actuelle, quasi inchangée depuis le XVIIIe siècle, révèle une organisation spatiale préservée, à l’exception du potager partiellement réduit dans les années 1980 pour un lotissement. Le château, construit ou profondément remanié au début du XVIIIe siècle, présente une architecture symétrique en pierre calcaire, avec un corps central à sept travées et deux pavillons latéraux. Ses façades nord et sud, ornées de bossages et de frontons, illustrent le style classique de l’époque. Le fronton sud arbore un bas-relief représentant deux chevaux ailés encadrant les armes martelées du comte de Toulouse, fils légitime de Louis XIV et de Madame de Montespan.

Acquis en 1700 par Louis XIV pour le comte de Toulouse, le domaine est profondément transformé par ce dernier avant d’être revendu en 1710. Il retourne au domaine royal vers 1730, puis subit des périodes d’abandon après 1789, notamment lors de sa vente comme bien national en 1797. Au XXe siècle, le château connaît plusieurs campagnes de restauration : travaux intérieurs dans les années 1920, réfection des extérieurs dans les années 1970 sous la direction de M. Lebigre, et des restaurations majeures en 1981. Malgré ces transformations, des éléments originels subsistent, comme l’escalier intérieur attribué à Mansart de Sagonne et un parc paysager organisé selon la topographie naturelle, orienté vers la vallée et la plaine de Versailles.

Le domaine est classé Monument Historique depuis 2018, protégeant ses façades, toitures, l’escalier de Mansart de Sagonne, deux pièces intérieures avec leurs boiseries, ainsi que le jardin d’agrément, le potager et le parc boisé. Ces protections soulignent son importance patrimoniale, liée à son histoire royale et à son architecture représentative du XVIIIe siècle. Le site, ouvert sur un paysage remarquable, témoigne des aménagements aristocratiques de l’Ancien Régime et de leur évolution à travers les siècles.

Les architectes associés au domaine incluent Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne, auteur de l’escalier monumental, et René André, paysagiste ayant contribué à l’aménagement du parc. Leur travail reflète l’influence des grands noms de l’architecture française, tout en s’adaptant aux contraintes topographiques du site. Aujourd’hui, le domaine allie héritage historique et adaptations contemporaines, comme en attestent ses usages potentiels (visites, locations) et sa localisation précise à l’adresse 53 route de Saint-Germain.

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