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Fort l'Union

Fort l'Union

    142 Route de Fort l'Union
    97190 au Gosier
Fort lUnion
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Fort lUnion
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Fort lUnion
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Fort lUnion
Crédit photo : Enrevseluj - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1686
Décision de construction
1692
Début des travaux
1734
Réaménagement en maçonnerie
1759
Prise par les Anglais
1763
Restauration post-traité de Paris
1997
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Ensemble des ruines du fort, sur la surface de l'ancienne emprise, selon le tracé des fossés (cad. CI 3, lieudit Bas-du-Fort) : classement par arrêté du 15 décembre 1997

Personnages clés

Gouverneur Hinselin - Gouverneur de la Guadeloupe Initiateur du projet en 1686.
Gouverneur général Blénac - Gouverneur général des îles Codécideur de la construction.
Jean-Baptiste de Caylus - Ingénieur militaire Dirige les travaux initiaux (1692).
Ingénieurs Houël et de Bury - Réaménageurs du fort Transforment le fort en maçonnerie (1734).
Gouverneur Bourlamaque - Gouverneur post-1763 Ordonne la restauration après les Anglais.
Ingénieur Rochemore - Responsable des travaux Ajoute batteries et demi-lune (1763).

Origine et histoire

Le fort Louis, également nommé fort l'Union, est une fortification construite sur la Grande-Terre en Guadeloupe, dans la commune du Gosier, sur le morne l'Union. Sa construction est décidée en 1686 par les gouverneurs Hinselin (Guadeloupe) et Blénac (gouverneur général), pour défendre l'accès au Petit Cul-de-sac marin, une voie stratégique séparant Basse-Terre et Grande-Terre. Les travaux débutent en 1692 sous la direction de l'ingénieur Jean-Baptiste de Caylus, avec une première structure en bois renforcée de pieux et de terre.

À partir de 1734, les ingénieurs Houël et de Bury réaménagent le fort en maçonnerie, ajoutant des bastions pour lui donner une forme étoilée inspirée des principes de Vauban. Malgré ces améliorations, le fort manque de fossés et de contrescarpes, ce qui le rend vulnérable. Entre 1743 et 1758, des bâtiments (casernes, poudrière, citerne) sont ajoutés, mais trois ouragans (1738, 1740, 1742) perturbent les travaux. Le fort tombe aux mains des Anglais en 1759, puis est partiellement restauré après 1763 par l'ingénieur Rochemore, sur ordre du gouverneur Bourlamaque.

Après la guerre de Sept Ans, le fort est progressivement abandonné au profit du fort Fleur d'épée. Malgré des projets de restauration au XIXe et XXe siècles, son déclin s'accélère par manque de moyens. Classé monument historique en 1997, il subsiste aujourd'hui sous forme de ruines, témoignant des conflits franco-anglais en Guadeloupe et de l'architecture militaire coloniale.

Le site, propriété du département, conserve les vestiges de ses murs en étoile, de ses bastions et de ses bâtiments intérieurs (casernes, corps de garde). Son plan rectangulaire, flanqué de redents et protégé par une demi-lune côté mer, illustre son rôle clé dans la défense de la rade de Pointe-à-Pitre. Les batteries extérieures ajoutées après 1763 complètent ce dispositif, aujourd'hui accessible au public.

Liens externes