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Château de Largentière en Ardèche

Ardèche

Château de Largentière

    Route Sans Nom
    07460 Largentière

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1177
Droit de battre monnaie
1209–1229
Croisade des Albigeois
1229
Traité de Paris
XIIIe siècle
Construction initiale
XVe–XVIe siècles
Agrandissements épiscopaux
1670
Siège pendant la révolte de Roure
1714
Vente au marquis de Brison
1927
Classement monument historique
2021
Projet de campus œnotouristique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Inscrit MH

Personnages clés

Frédéric Barberousse - Empereur du Saint-Empire Confirma le droit de battre monnaie (1177).
Raymond VI de Toulouse - Comte de Toulouse En conflit avec l’évêque pour les mines.
Burnon - Évêque de Viviers (1210–1216) Consolida le pouvoir épiscopal sur Largentière.
d’Artagnan - Capitaine des mousquetaires Délivra le château en 1670.
François Grimoard de Beaumont - Marquis de Brison Acheta et transforma le château (1714).
Claude de Tournon - Évêque de Viviers Agrandit le château (XVIe siècle).

Origine et histoire

Le château de Largentière, édifié au XIIIe siècle, est un ancien château fort situé dans le département de l’Ardèche, surplombant la ville du même nom. Son origine est liée à l’exploitation des mines de plomb argentifère de la vallée de la Ligne, qui firent de la région un enjeu économique et politique majeur dès le Moyen Âge. La tour primitive, appelée Argentaria, fut construite par l’évêque de Viviers pour contrôler les mines et affirmer ses droits face aux comtes de Toulouse, qui possédaient le château voisin de Fanjeaux.

Au XIIe siècle, le château devint le cœur de conflits entre l’évêque de Viviers, les comtes de Toulouse, et d’autres seigneurs locaux comme Aymar de Poitiers et Bermond d’Anduze. Ces tensions culminèrent lors de la croisade des Albigeois (1209–1229), où le château changea plusieurs fois de mains. Après le traité de Paris (1229), l’évêque de Viviers en devint le seul seigneur, consolidant son pouvoir sur les mines et la région. Le château fut agrandi aux XVe et XVIe siècles par les évêques Jean de Montchenu et Claude de Tournon, qui y ajoutèrent des remparts et une tour pentagonale.

Pendant les guerres de Religion, le château fut pris par les protestants en 1562 avant d’être repris par les catholiques. En 1670, il résista à un siège pendant la révolte de Roure, délivré par les troupes royales commandées par d’Artagnan. Vendue en 1714 au marquis de Brison, la forteresse fut transformée en résidence seigneuriale, avec des aménagements comme un escalier monumental et une route carrossable. Après la Révolution, le château servit de tribunal, de prison, puis d’hôpital jusqu’en 1995.

Classé monument historique en 1927, le château a fait l’objet de restaurations depuis les années 1990, révélant notamment son donjon médiéval. En 2021, la région Auvergne-Rhône-Alpes a annoncé son transformation en campus des métiers de la restauration et de l’œnotourisme, avec une ouverture prévue en 2027. Son histoire reflète les luttes de pouvoir, l’exploitation minière, et les transformations architecturales sur près de huit siècles.

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