Fondation du château 1286 (≈ 1286)
Par Pierre-André de la Ganne.
Fin XVe - Début XVIe siècle
Construction de la tour ronde
Construction de la tour ronde Fin XVe - Début XVIe siècle (≈ 1625)
Chapelle à voûte rayonnante incluse.
1804
Acquisition par Louis Paul de Selves
Acquisition par Louis Paul de Selves 1804 (≈ 1804)
Changement de propriétaire marqué.
XVIIIe siècle
Ajout d’une aile basse
Ajout d’une aile basse XVIIIe siècle (≈ 1850)
Prolongement sud du logis.
XIXe siècle
Aile néo-gothique et rénovations
Aile néo-gothique et rénovations XIXe siècle (≈ 1865)
Liaison tour-logis et décors intérieurs.
26 décembre 1980
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 26 décembre 1980 (≈ 1980)
Protection des façades et éléments intérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; intérieur de la chapelle ; deux escaliers à vis ; plafond à solives du grand salon au rez-de-chaussée et de la chambre rouge au premier etage ; cheminée de la lingerie au troisième étage (cad. BC 16) : inscription par arrêté du 26 décembre 1980
Personnages clés
Pierre-André de la Ganne - Fondateur du château
Initie la construction en 1286.
Louis Paul de Selves - Propriétaire en 1804
Acquiert le domaine au XIXe.
Origine et histoire
Le château de La Ganne, situé à Saint-Exupéry-les-Roches en Corrèze (Nouvelle-Aquitaine), trouve ses origines en 1286, date à laquelle Pierre-André de la Ganne en posa les fondations. Ce château fort, remanié aux XVe, XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, illustre une évolution architecturale marquée. La structure initiale, défensive, fut progressivement adaptée aux canons esthétiques et résidentiels des époques ultérieures, comme en témoignent ses terrasses et sa chapelle du XVIIIe siècle, ornée de boiseries et peintures du XIXe siècle.
La tour ronde, datant de la fin du XVe ou du début du XVIe siècle, abrite une chapelle voûtée de nervures rayonnantes, caractéristique du gothique flamboyant. Flanquée d’une tourelle à escalier à vis, elle contraste avec le logis rectangulaire de même époque, doté de plafonds à solives apparentes et d’une tourelle d’escalier carrée. Au XVIIIe siècle, une aile basse fut ajoutée côté sud, tandis qu’au XIXe siècle, une aile néo-gothique relia la tour et le corps de logis, introduisant des éléments décoratifs comme des fenêtres à fronton et des tourelles.
Le château changea de mains en 1804, lorsque Louis Paul de Selves en fit l’acquisition. Classé à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1980, il protège notamment ses façades, toitures, la chapelle, deux escaliers à vis, et des plafonds historiques. Aujourd’hui, le site propose des visites accessibles, mettant en valeur ses jardins, terrasses et intérieurs, dont la chapelle adaptée aux personnes à mobilité réduite.
L’édifice reflète une histoire composite, où se mêlent fonctions militaires anciennes et transformations résidentielles. Les ajouts néo-gothiques du XIXe siècle, comme les fenêtres de la cour ou les lambris de la chapelle, soulignent une volonté de réinterprétation romantique du passé médiéval. Ces strates successives en font un témoignage architectural des mutations sociales et esthétiques de la Corrèze, du Moyen Âge à l’époque moderne.
La localisation stratégique du château, à 30 km au nord-est de Tulle et desservi par la route départementale 45, suggère un rôle historique dans le contrôle du territoire. Son inscription au titre des Monuments Historiques consacre sa valeur patrimoniale, tout en permettant sa préservation et sa valorisation touristique contemporaine.
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