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Temple protestant à Calmont en Haute-Garonne

Haute-Garonne

Temple protestant

    1 Rue du Temple
    31560 Calmont
Crédit photo : Jack ma - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1560
Conversion de Calmont à la Réforme
1625
Destruction du premier temple
1804
Siège du consistoire à Calmont
1835
Projet du temple actuel
1846
Achèvement du temple
2015
Protection du monument
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le temple protestant, sis rue du Temple, en totalité, tel qu'il est délimité sur le plan annexé à l'arrêté (cad. AK 109) : inscription par arrêté du 20 mai 2015

Personnages clés

Jeanne d'Albret - Comtesse de Foix Initiatrice de la Réforme à Calmont.
François de Château-Verdun - Sénéchal du comté de Foix Suivant de Jeanne d’Albret dans la conversion.
Jean-Pierre Laffon - Architecte départemental Concepteur du temple actuel en 1846.
François Fonta - Entrepreneur Réalisa les travaux pour 17 372,88 francs.
Marie-Emmanuelle Desmoulins - Historienne Auteur du dossier de recensement en 2014.

Origine et histoire

Le temple protestant de Calmont, situé rue du Temple, est un édifice d’architecture néo-classique construit au XIXe siècle. Très sobre et non dénaturé, il mesure 23,80 m de long pour 9,70 m de large, avec une façade en brique apparente ornée de quatre pilastres doriques et un petit clocher surmonté d’une girouette. À l’intérieur, la salle adopte un plan basilical avec une abside abritant la chaire pastorale, accessible par un escalier menant aussi à la salle du conseil presbytéral. Deux lustres en bois doré et une table de communion en marbre blanc complètent l’ameublement d’origine.

L’histoire protestante de Calmont remonte à 1560, lorsque Jeanne d’Albret, comtesse de Foix, convertie à la Réforme, fut imitée par des seigneurs locaux comme François de Château-Verdun. La ville devint un foyer majeur du protestantisme régional, abritant même le siège du consistoire avant Toulouse en 1804. Le temple actuel, quatrième édifice construit sur le site, remplace trois précédents : le premier, détruit en 1625, le second en 1641, et le troisième, situé en bordure de rivière, jugé insatisfaisant en 1841.

La construction du temple actuel fut confiée à l’architecte départemental Jean-Pierre Laffon en 1835, pour un coût initial estimé à 27 377 francs. Face aux difficultés financières de la communauté, le projet fut revu à 19 287,63 francs et achevé en 1846 sous la direction de Laffon. Un clocher fut ajouté en 1846 pour abriter une cloche offerte par des fidèles londoniens. L’édifice, protégé en totalité depuis 2015, conserve des éléments originaux comme les métopes, triglyphes et un faux plafond remplaçant l’ancienne voûte en plâtre.

Le temple témoigne de la persistance du protestantisme dans la région, malgré les destructions successives de ses lieux de culte. Son architecture épurée et son histoire mouvementée en font un symbole de la résilience des communautés réformées en Occitanie, marqué par des figures comme Jeanne d’Albret et des architectes locaux tels que Laffon.

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