Construction de l'enceinte 1476–1483 (≈ 1480)
Sous Louis XI, par Vauzy de Saint-Martin.
XVIe siècle–1960
Tour Prisonnière comme prison
Tour Prisonnière comme prison XVIe siècle–1960 (≈ 1650)
Utilisation carcérale pendant quatre siècles.
1767
Comblement des fossés
Comblement des fossés 1767 (≈ 1767)
Début de la démolition partielle.
1980
Ouverture du musée
Ouverture du musée 1980 (≈ 1980)
Tour Prisonnière transformée en musée.
24 mai 1996
Classement monument historique
Classement monument historique 24 mai 1996 (≈ 1996)
Protection des vestiges restants.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fortifications constituées d'une enceinte comprenant la citadelle, la tour de la Paille, la porte Saint-Antoine, la tour du Bateau, la porte de la Barge, la tour Saint-Jean, la porte de la Mère, la tour Prisonnière, la porte de Doyat et les courtines souterraines qui les relient (ces fortifications suivent le tracé suivant : place du Centenaire-de-la-République, cours Tracy, cours Arloing, place de la République, cours Lafayette, place Félix-Cornil (cad. non cadastré, domaine public) ; cad. BT 197, 198, 201, traversée de la rue Pasteur, 208, 209, 207, traversée de la rue du Président-Wilson, 222 (école) , 6, traversée de la place Louis-Blanc, allongement en bordure ouest de la rue des Fossés de la Tour Prisonnière (tour cadastrée BS 153) ; BS 154, traversée du boulevard du Général-de-Gaulle, 5 (hôpital) ) : inscription par arrêté du 24 mai 1996
Personnages clés
Louis XI - Roi de France
Commanditaire des fortifications.
Vauzy de Saint-Martin - Architecte militaire
Concepteur de l’enceinte.
Origine et histoire
Les fortifications de Cusset furent construites entre 1476 et 1483, sous le règne de Louis XI, dans un contexte de conflits avec la Bourgogne et le Bourbonnais. Commandées par le roi et réalisées par Vauzy de Saint-Martin, ces défenses visaient à sécuriser la frontière sud-est du royaume. L’enceinte, longue de plus d’un kilomètre, était ceinte de fossés et renforcée par quatre tours à canon et quatre portes, dont les portes de Doyat et Saint-Antoine, aujourd’hui partiellement enterrées.
À partir du XVIIIe siècle, les fortifications perdirent leur utilité stratégique après le déplacement des frontières. Dès 1767, les fossés furent comblés et les murailles servirent de carrière. La tour Prisonnière, seule structure conservée en élévation, devint une prison du XVIe siècle aux années 1960 avant d’abriter un musée depuis 1980. Haute de 18 mètres et large de 23 mètres, elle présente un parement en damier de grès blanc et basalte noir, typique de l’architecture militaire de l’époque.
Les vestiges protégés incluent aussi les galeries souterraines des anciennes portes et des courtines, classées monuments historiques en 1996. Ces éléments, bien que partiellement démolis ou enterrés, témoignent de l’importance stratégique de Cusset à la fin du Moyen Âge. Aujourd’hui, la tour Prisonnière et les traces des portes offrent un aperçu de ce système défensif, marqué par l’ingénierie militaire de la Renaissance.
L’enceinte polygonale, initialement défendue par des tours aux angles (comme la tour du Bateau ou la tour Saint-Jean), suivait un tracé précis à travers la ville actuelle, visible via les rues et places comme la place du Centenaire-de-la-République ou le cours Arloing. La propriété des fortifications revient aujourd’hui à la commune de Cusset, qui en assure la préservation.
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