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Château de Viverols dans le Puy-de-Dôme

Puy-de-Dôme

Château de Viverols

    16 Montée du Chateau
    63840 Viverols
wikijoe

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1800
1900
2000
1101
Don de l'église de Viverols
XIe siècle
Construction d'une tour primitive
1206
Début des guerres du Forez
XIIIe siècle
Transformation en forteresse
XIXe siècle (fin)
Incendie du logis seigneurial
2019
Ouverture au public
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Jocob de Viverols - Seigneur local Commanditaire de la tour primitive (XIe).
Guillaume de Baffie - Évêque de Clermont Dona l'église à l'abbaye (1101).
Guillaume III de Baffie - Seigneur de Viverols Transforma le château en forteresse (XIIIe).
Eléonore de Forez - Épouse de Guillaume III Cause du conflit avec Guy IV.
Guy IV de Forez - Comte de Forez Adversaire de Guillaume III (guerres).
Pardon le Noir - Seigneur légendaire Personnage central de la légende locale.

Origine et histoire

Le château de Viverols, situé dans le département du Puy-de-Dôme, est un ancien château fort considéré comme le plus important vestige de l'architecture militaire féodale de la région d'Ambert. Ses origines pourraient remonter au XIe siècle, où une simple tour aurait été construite sur ordre de Jocob de Viverols, avant d'être détruite par Louis XI. Cependant, c'est au XIIIe siècle que le château prit son aspect guerrier actuel, avec ses imposantes tours destinées à protéger la mesnie du seigneur Guillaume III de Baffie, dit le vieil.

Le château fut au cœur des guerres du Forez, un conflit de cinquante ans opposant Guillaume III de Baffie à Guy IV de Forez. Ce dernier revendiquait des terres foréziennes appartenant à Eléonore de Forez, épouse de Guillaume et demi-sœur de Guy IV. Le refus de Guillaume, invoquant le droit d'aînesse de son épouse, déclencha une série de batailles et de trêves, compliquées par les liens vassaliques de l'époque. L'enceinte du château entourait un donjon en pierre, vestige probable d'une motte castrale primitive.

L'architecture du château reflète son évolution entre fonction défensive et résidentielle. Le côté nord, le mieux défendu, conserve deux tours équipées de onze archères pour couvrir la zone. Aux périodes post-féodales, les fronts est et ouest furent remplacés par des logis spacieux : l'un pour la garnison et les réceptions, l'autre pour le seigneur. Ces logis étaient desservis par un grand escalier à vis dans une tour d'angle. À la fin du XIXe siècle, un incendie ravagea partiellement le second logis.

Le château est aussi associé à une légende locale, Les filles maudites de Pardon le Noir, qui raconte la malédiction jetée sur trois filles d'un seigneur, transformées en arbres surplombant une tour. Jusqu'à récemment, trois arbres, aujourd'hui déracinés, rappelaient cette légende, où des plaintes seraient encore entendues les nuits d'été près des ruines. Depuis 2019, les propriétaires œuvrent pour ouvrir le château aux visites, notamment en période estivale, afin de le faire participer à la vie locale et à son développement.

Liens externes