Implantation de la famille de Camprond XIVe siècle (≈ 1450)
Arrivée à Gorges de la lignée seigneuriale.
1647
Mariage François III de Camprond
Mariage François III de Camprond 1647 (≈ 1647)
Union avec Françoise Le Roux, héritière.
milieu du XVIe siècle
Construction du logis manorial
Construction du logis manorial milieu du XVIe siècle (≈ 1650)
Cheminées décoratives de style Renaissance.
1675-1725
Construction du four à pain
Construction du four à pain 1675-1725 (≈ 1700)
Période d’expansion du manoir.
11 septembre 2009
Protection monument historique
Protection monument historique 11 septembre 2009 (≈ 2009)
Inscription des façades et cheminée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures du logis ; la grande cheminée au rez-de-chaussée (cad. ZM 36, lieudit Manoir de Camprond) : inscription par arrêté du 11 septembre 2009
Personnages clés
Famille de Camprond - Lignée seigneuriale
Propriétaire depuis le XIVe siècle.
François III de Camprond - Seigneur et héritier
Époux de Françoise Le Roux en 1647.
Françoise Le Roux - Héritière de Gonfreville
Mariée à François III en 1647.
Origine et histoire
Le manoir de Camprond, également nommé la Cour de Gorges, est une gentilhommière édifiée principalement au XVIIe siècle, bien que certaines parties, comme le logis manorial et ses cheminées décoratives, remontent au milieu du XVIe siècle. Situé à 700 mètres au sud-ouest de la commune de Gorges, dans le département de la Manche, ce manoir se dresse au bord du ruisseau de Briquebost. Il illustre l’évolution architecturale d’une demeure seigneuriale, mêlant habitat noble et bâtiments agricoles (pressoir, étable, écurie). Son décor intérieur, notamment la grande cheminée de style seconde Renaissance, témoigne de l’influence artistique de l’époque en Normandie.
La famille de Camprond, implantée à Gorges depuis le XIVe siècle, a marqué l’histoire du lieu. Au XVIIe siècle, le manoir se rapproche de la seigneurie de Gonfreville par le mariage de Françoise Le Roux, héritière de Gonfreville, avec François III de Camprond en 1647. Ce lien familial a probablement contribué aux aménagements du domaine, comme l’écurie construite dans la première moitié du XVIIe siècle. D’autres éléments, tels que le four à pain (1675-1725) et la grange (XVIIIe siècle), reflètent les adaptations successives du manoir aux besoins économiques et domestiques de ses occupants.
Au XIXe et XXe siècles, le manoir a continué d’évoluer avec l’ajout d’un cellier (seconde moitié du XIXe siècle) et d’un toit à porcs (1er quart du XXe siècle), tandis que le logis et le cellier ont été remaniés dans la seconde moitié du XXe siècle. Depuis 2009, les façades, les toitures du logis et la grande cheminée du rez-de-chaussée sont protégées au titre des monuments historiques, soulignant la valeur patrimoniale de ce site normand.
Le manoir de Camprond incarne ainsi près de sept siècles d’histoire, depuis l’installation de la famille éponyme au XIVe siècle jusqu’à sa reconnaissance officielle comme monument historique. Son architecture hybride, à la fois résidentielle et agricole, offre un témoignage rare des modes de vie des gentilhommes campagnards en Basse-Normandie, entre prestige aristocratique et gestion terrienne.
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