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Château de Thynière dans le Cantal

Cantal

Château de Thynière

    Route Sans Nom
    15270 Beaulieu

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Xe siècle
Fondation du château
1180
Mariage des Cros et Thynière
1373
Occupation anglaise
1250-1583
Possession des La Tour-d'Auvergne
1583
Vente à François de Chabannes
fin XVe siècle
Abandon et ruines
1777
Cession à Dubois de Saint-Étienne
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Famille de La Tour-d'Auvergne - Seigneurs fondateurs Propriétaires du Xe au XVIe siècle.
Catherine de Médicis - Vendeuse du château Fille de Madeleine de La Tour.
François de Chabannes - Acquéreur en 1583 Marquis de Curton.
Dubois de Saint-Étienne - Dernier propriétaire noble Avant la Révolution française.

Origine et histoire

Le château de Thynière, édifié au Xe siècle sur la commune de Beaulieu (Cantal), est à l’origine un château fort lié à la famille de La Tour-d'Auvergne. Un membre de cette lignée s’allie à l’héritière locale et adopte le nom Thynière, y établissant sa résidence. Le site, stratégique, devient le cœur d’une baronnie puissante au XIIIe siècle, couvrant une partie de l’Artense et du nord du Limousin.

En 1180, la famille de Cros (branche des La Tour) hérite de Thynière par mariage, tandis qu’un cadet fonde le château de Val. Reconstruit à cette époque, Thynière reste sous contrôle des La Tour-d'Auvergne jusqu’en 1583, date à laquelle Catherine de Médicis — fille de Madeleine de La Tour — le vend à François de Chabannes, marquis de Curton. Ce dernier le cède en 1777 à Dubois de Saint-Étienne, dernier propriétaire avant la Révolution.

Le château connaît des périodes troubles : probablement pris par les Anglais en 1373 pendant la guerre de Cent Ans, il abrite encore un capitaine en 1456 avant de tomber en ruine à la fin du XVe siècle. La tradition évoque un souterrain reliant Thynière au Limousin sous la Dordogne, et des vestiges de galeries anciennes subsistent. Aujourd’hui, ses ruines cristallisées attirent les visiteurs pour leur panorama exceptionnel sur le lac de Bort-les-Orgues et le château de Val.

Le toponyme Thynière (ou Tineria en 1770) puiserait ses racines dans un substrat pré-celtique : Tin (colline) et Ara (eau courante), reflétant sa position géographique entre reliefs et cours d’eau. La baronnie, à son apogée, exerce une juridiction étendue sur les seigneurs locaux, marquant son influence régionale jusqu’à la fin du Moyen Âge.

Liens externes