Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Édification progressive de l'église romane.
XVe siècle
Rénovation de l'abside
Rénovation de l'abside XVe siècle (≈ 1550)
Remaniement du chœur et de l'abside.
1840
Classement monument historique
Classement monument historique 1840 (≈ 1840)
Première liste des monuments protégés.
Fin du XIXe siècle
Restoration du clocher
Restoration du clocher Fin du XIXe siècle (≈ 1995)
Reconstruction des parties supérieures du clocher.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Classé MH
Personnages clés
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Le texte source ne mentionne aucun acteur historique spécifique lié à ce monument.
Origine et histoire
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Fenioux, édifiée au XIIe siècle dans un style roman saintongeais, s'élève sur des vestiges plus anciens. Sa construction s'échelonna sur tout le siècle : la nef et la petite porte latérale (début du XIIe) précèdent la façade (seconde moitié) et le clocher (dernier quart). L'abside, remaniée au XVe siècle, et les parties supérieures du clocher, reconstruites au XIXe, témoignent d'une évolution architecturale continue.
Le monument se distingue par son absence de transept et sa nef unique à quatre travées, autrefois occupée par une tribune jusqu'au XIXe siècle. Le portail occidental, chef-d'œuvre sculptural, s'orne de seize colonnes encadrant cinq voussures finement ouvragées. Ces dernières déploient un programme iconographique riche : zodiaque, Christ entouré des vierges sages et folles, agneau pascal avec anges, allégories des vices et vertus, et motifs végétaux.
Classée monument historique dès 1840, l'église illustre l'apogée de l'art roman saintongeais. Son clocher carré à deux étages, surmonté de lanternes ajourées et d'une flèche, fut restauré à la fin du XIXe siècle. Les murs latéraux, mêlant moellons et pierres de taille, conservent une petite porte nord du début du XIIe, flanquée de trois colonnes aux voussures végétales, soulignant la maîtrise des artisans romans.
La façade, entièrement dédiée au portail, concentre une décoration exceptionnelle où chaque colonne se prolonge en arcs sculptés. Cette harmonie entre structure et ornamentation, typique du roman saintongeais, valut à l'édifice le surnom de 'perle de la Saintonge'. Son classement précoce parmi les monuments historiques souligne son importance patrimoniale dès le XIXe siècle.
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