Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Abbaye de Belmont en Haute-Marne

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Abbaye

Abbaye de Belmont

    Rue de l'Abbaye
    52500 Belmont
Propriété privée
Abbaye de Belmont
Abbaye de Belmont
Abbaye de Belmont
Abbaye de Belmont
Abbaye de Belmont
Abbaye de Belmont
Abbaye de Belmont
Abbaye de Belmont
Abbaye de Belmont
Abbaye de Belmont
Abbaye de Belmont
Abbaye de Belmont
Crédit photo : inconnu. Versement et modifications ː G.Garitan - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1600
1700
1800
1900
2000
1126–1127
Fondation de l’abbaye
1147
Protection papale
1147–1287
Filiation en Syrie
1611
Passage sous commende royale
1790
Dissolution révolutionnaire
milieu XVIIIe siècle
Reconstruction majeure
1836–1879
Transformation de l’église
2010
Incendie du bâtiment conventuel
2013
Classement et bibliothèque
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'ancien bâtiment des hôtes : façades et toitures, y compris les planchers ; l'avant-cour située au nord de la façade principale et le pigeonnier (cad. AB 113, 297) : inscription par arrêté du 26 juillet 2004

Personnages clés

Étienne Harding - Abbé de Cîteaux Co-fondateur de l’abbaye en 1126–1127.
Pétronille d’Achey - Moniale du Tart Co-fondatrice, sœur du seigneur de Coublanc.
Eugène III - Pape (1145–1153) A accordé la protection papale en 1147.
Antoine Besançon - Sculpteur Auteur du bas-relief de l’Assomption (1789).
Girard - Architecte (XIXe siècle) Conçut le clocher-porche en 1865–1866.

Origine et histoire

L’abbaye de Belmont, fondée entre 1126 et 1127 par Étienne Harding (abbé de Cîteaux) et Pétronille d’Achey, est la deuxième abbaye féminine cistercienne. Dédiée à Notre-Dame de l’Assomption, elle dépendait initialement de l’abbaye du Tart et fut placée sous protection papale en 1147 par Eugène III. Son histoire est marquée par des dons aristocratiques, des pillages pendant les guerres (Cent Ans, Religion), et une reconstruction majeure au XVIIIe siècle.

Au XIIe siècle, Belmont établit une filiale en Syrie (1147–1287), unique fondation orientale de l’Ordre cistercien féminin. Malgré sa vulnérabilité géographique, l’abbaye prospère grâce à des terres et paroisses locales (Grenant, Frettes). Après des siècles de conflits et d’épidémies, elle passe sous commende royale en 1611, avec des abbesses nommées par le roi. La reconstruction du XVIIIe siècle, achevée vers 1776, modernise les bâtiments dans le style de l’époque.

La Révolution française dissout l’abbaye en 1790 : ses biens sont vendus, et les 18 dernières religieuses expulsées en 1792. Au XIXe siècle, l’église devient paroissiale, tandis que les bâtiments sont convertis en ferme. En 2013, les vestiges (église abbatiale, logis des hôtes, partie conventuelle) sont partiellement classés Monuments historiques. Le site abrite aujourd’hui une bibliothèque et des animations culturelles, malgré l’incendie de 2010 ayant détruit une partie des bâtiments.

L’abbaye de Belmont illustre l’architecture cistercienne féminine, avec des éléments médiévaux et classiques. Son logis des hôtes (XVIIIe), en plan en U avec fronton triangulaire, et son église remaniée (clocher-porche de 1865) témoignent de son évolution. La Maison des Hôtes, inscrite en 2004, est en restauration, tandis que l’ancien pigeonnier et le four à pain rappellent son usage agricole post-révolutionnaire.

Parmi les particularités, Belmont fut pionnière en Orient et abritait une communauté sociale mixte (nobles et roturières). Son bas-relief de l’Assomption (1789), commandé à Antoine Besançon, orne toujours l’église. Les archives consultables depuis 2013 et les événements saisonniers perpétuent son héritage culturel et religieux.

Liens externes