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Abbaye de Bellevaux à Cirey en Haute-Saône

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Abbaye
Haute-Saône

Abbaye de Bellevaux

    8 Rue du Château
    70190 Cirey
Propriété du département
Abbaye de Bellevaux
Abbaye de Bellevaux
Abbaye de Bellevaux
Abbaye de Bellevaux
Abbaye de Bellevaux
Abbaye de Bellevaux
Abbaye de Bellevaux
Abbaye de Bellevaux
Abbaye de Bellevaux
Abbaye de Bellevaux
Abbaye de Bellevaux
Abbaye de Bellevaux
Abbaye de Bellevaux
Abbaye de Bellevaux
Abbaye de Bellevaux
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Abbaye de Bellevaux
Abbaye de Bellevaux
Abbaye de Bellevaux
Abbaye de Bellevaux
Abbaye de Bellevaux
Abbaye de Bellevaux
Crédit photo : Postkarte um 1900 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1700
1800
1900
2000
1119
Fondation de l'abbaye
1143
Consécration de l'église
1191
Canonisation de Pierre de Tarentaise
1786-1788
Reconstruction du bâtiment conventuel
1791
Vente comme bien national
1946
Classement Monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Ancienne abbaye, actuellement château : inscription par arrêté du 27 décembre 1946

Personnages clés

Pons Ier de La Roche - Fondateur Cofondateur de l'abbaye en 1119.
Étienne de Traves - Fondateur Cofondateur aux côtés de Pons Ier.
Pierre II de Tarentaise - Saint et archevêque Reliques conservées à Bellevaux, canonisé en 1191.
Louis-Albert de Lezay-Marnésia - Dernier abbé commendataire Modernise l'abbaye au XVIIIe siècle.
Eugène Huvelin - Moine trappiste Rachète l'abbaye en 1817.
Joseph Cuchot - Architecte Dirige la reconstruction de 1786–1788.

Origine et histoire

L'abbaye Notre-Dame de Bellevaux, fondée en 1119 par Pons Ier de La Roche et Étienne de Traves, est la première abbaye cistercienne de Franche-Comté et une fille de Morimond. Son église, dédiée à Notre-Dame, est consacrée en 1143. L'abbaye devient un centre spirituel majeur grâce aux reliques de Pierre II de Tarentaise, canonisé en 1191, attirant pèlerins et sépultures de nobles locaux, dont les sires de La Roche et trois archevêques de Besançon.

Au Moyen Âge, Bellevaux joue un rôle clé dans l'essaimage cistercien, fondant des abbayes comme Lucelle (1124), Montheron (1130), Rosières (1132), et même Daphni en Grèce (1211). Son déclin s'amorce dès le XIVe siècle, avec une baisse des effectifs monastiques et des difficultés financières. La commende, instaurée en 1551, aggrave sa situation, malgré une reprise éphémère au XVIIIe siècle sous l'abbé Louis-Albert de Lezay-Marnésia, qui modernise les bâtiments.

La Révolution française marque un tournant : l'abbaye est vendue comme bien national en 1791, puis rachetée en 1817 par des moines trappistes, qui la quittent en 1830 face à l'hostilité locale. Devenue propriété privée en 1837, elle est partiellement détruite, puis classée Monument historique en 1946. Aujourd'hui, ses vestiges, dont le bâtiment conventuel du XVIIIe siècle et son réseau hydraulique, témoignent de son passé prestigieux.

L'architecture de Bellevaux reflète son évolution : l'église romane, mal documentée, est démolie après la Révolution, tandis que le cloître et les bâtiments conventuels, reconstruits en 1786–1788, intègrent des éléments médiévaux. Le site, classé pour son caractère pittoresque en 1951, conserve aussi des traces de son système hydraulique, alimenté par une source réputée miraculeuse jusqu'au XIXe siècle.

Économiquement, l'abbaye s'appuyait sur quatre granges dès 1139, puis huit en 1178, comme celles de Cirey ou Valleroy, contribuant au défrichement de la région. Ses revenus provenaient aussi des salines de Lons-le-Saunier et de Salins-les-Bains, ainsi que de fermages. Malgré son déclin, Bellevaux reste un symbole du rayonnement cistercien en Europe et de l'histoire monastique franc-comtoise.

Liens externes